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Historique de la FAGE
Malgré la diversité du mouvement associatif, malgré le changement rapide de leurs responsables, les associations ont su s'organiser pour être plus fortes en se fédérant entre elles au niveau d'une ville ou d'une filière.
Pour obtenir un poids et une marge d'action nationale suite à la promulgation de la loi du 10 juillet 1989, ces fédérations ont créé la FAGE en novembre 1989. La loi du 10 juillet 1989 précise dans son article 13 que « sont regardées comme représentatives les associations d’étudiants qui ont pour objet la défense des intérêts matériels et moraux des étudiants, et à ce titre, siègent aux Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) ou au conseil d’administration du Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS). » La loi du 10 juillet 1989 pousse donc les associations à s’unir car elle leur donne les moyens de s’assumer et d’être indépendantes vis-à-vis des institutions.
A l’Assemblée Générale de constitution, les AGE (Assemblées Générales Etudiantes) de Montpellier et de Strasbourg sont présentes, les fédérations de ville d’Angers, Bordeaux, Lyon, Nantes et Toulouse, ainsi que les fédérations de l’enseignement supérieur privé catholique de Lille et Angers et les fédérations de filière de médecine (ANEMF), de chirurgie dentaire (UNECD) et de droit et sciences politiques (UNEDESEP).
Pourquoi "FAGE" ?
« Nous voulions un nom qui n’aie pas France dedans car nous voulions notre organisation plus tournée vers l’Europe. C’est aussi la raison pour laquelle notre siège social est à Strasbourg, ville résolument européenne » précise Jean-François Leconte, premier Président de la FAGE.
Les dates clefs
En 1994, la FAGE remporte les élections au CNESER avec plus de 29% des sièges. Elle se dote alors d’un siège administratif à Paris.
Progressivement, la FAGE prend une autre dimension. Cela se réalise étape par étape. La première campagne de sécurité routière à destination des étudiants est lancée en 1996.
En juin 1996, la FAGE organise ses premières Assoliades (Universités d’été) à La Rochelle.
La FAGE entre au CNAJEP (Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire), au CIDJ (Centre d’Information de la Jeunesse et à l’UCPA (Union Nationale des Centres sportifs de Plein Air), elle devient reconnue en tant qu’organisation de Jeunesse et d’Education Populaire en 1997.
Entre 1999 et 2001, la FAGE se dote d’une cellule salariale : avec des services de formation, de coordination des élus, des services de communication, de développement associatif. L’indépendance de la FAGE et de son réseau n’est pas une vaine notion : La FAGE se positionne de façon pragmatique, c’est une grosse différence avec les autres organisations. Elle n’est ni à droite, ni à gauche, ni au centre. Elle est plus ouverte. Quand une loi sort et qu’elle ne plait à personne, la FAGE ne la rejette pas en disant qu’elle ne plait à personne. Elle explique pourquoi elle ne plait pas et donne des explications d’ordre technique. L’UNEF et l’UNI ne sont que revendicatifs alors que la FAGE est pragmatique et non idéologique.
L’année 2002, la FAGE lance une vaste campagne en faveur de l’engagement étudiant et organise en novembre son 9ème colloque sur ce thème. En juin 2003, elle adopte la Charte des associations étudiantes, donnant du sens et de la consistance au principe de l’engagement.
La FAGE s’intéresse également aux problématiques internationales. Depuis mai 1998, elle est la deuxième organisation étudiante française à adhérer à l’ESIB, devenue ESU (Union Européenne des Etudiants) en mai 2007. Elle y est très active et présente régulièrement des membres pour le Bureau de l’ESU.
En 2005, la FAGE réalise son premier SNEE (Séminaire National des Elus Etudiants Associatifs et Indépendants) à Paris, avec un succès grandissant chaque année.
La FAGE fête cette année ses 20 ans. Elle a actuellement 40 fédérations adhérentes : 24 fédérations de ville et 16 fédérations de filière. La FAGE a acquis en 20 ans un réseau et une renommée importante, qui se construit encore chaque jour.
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