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Le dixième mois de bourse revu à la baisse : l’inégalité revue à la hausse !
Le 9 novembre 2009, Mme Valérie Pecresse, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’est exprimée sur les conditions d’application du 10ème mois de bourse, lors de son audition à l’Assemblée Nationale sur les crédits de son Ministère pour 2010.
D’après l’AFP, elle aurait déclaré que « Cette mesure, conditionnée à une véritable durée de dix mois de l’année universitaire, ira aux étudiants de "BTS, IUT, classes préparatoires et première année de licence" ». Lors de l’annonce de cette mesure par le Président de la République, la FAGE, tout en saluant le geste, regrettait déjà l’exclusion des classes moyennes et l’oubli récurrent des étudiants sous tutelle du Ministère de la Santé notamment.
Aujourd’hui, le scandale continue puisqu’à nouveau on exclut du dispositif un grand nombre d’étudiants.
La nébuleuse des bourses s’accentue encore et toujours. Alors que la Ministre mettait en place une réforme des bourses à son arrivée pour « augmenter la lisibilité » les résultats après deux années et demi d’actions sont peu probants : - Compléments de bourses mobilité et mérite qui excluent les étudiants de l’enseignement libre, - Complément de bourses de Master 2 uniquement pour les Masters Enseignement, - Bourses au mérite supplémentaires pour les étudiants issus de l’immigration, - Aucune évolution concernant le fossé qui se creuse avec les étudiants sanitaires et sociaux, dont les bourses sont gérées par les régions.
Le système est si illisible que chaque mesure fait des exclus !
Par ailleurs, que penser de l’argument des 10 mois de cours effectifs ? Si l’on intègre stages, révisions et examens, la plupart des étudiants sont plus proches de 10 mois de cours. Les étudiants de santé, notamment, font tous au moins 10 mois d’année universitaire. Les baux des CROUS sont souvent sur 10 mois… Il ne peut s’agir que d’un argument idéologique de la part de Valérie Pécresse ! Preuve en est que la promesse d’un versement en 2010 n’est même pas reflétée dans le budget pour l’année à venir.
L’ensemble des étudiants doivent être traités de manière équitable et quelque soit la durée effective de leur année universitaire, il est une difficulté qu’ils ont en commun : le coût de la rentrée. C’est pourquoi la FAGE demande au Gouvernement de revoir sa copie et de mettre en place une réelle allocation de rentrée étudiante, pour les boursiers mais aussi les classes moyennes.
La FAGE souhaite être reçue rapidement par la Ministre concernant le système social et encouragera les députés et sénateurs à faire entendre leur voix pour empêcher cette inégalité de traitement.
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