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Les stages hors-cursus
Les stages à rallonge, les stages "machine à café", les stages alors que l'on est déjà diplômé… Tous ces stages ont vocation à être supprimés par un amendement au projet de loi relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie et adopté par le Sénat le 16 septembre 2009.
Le but annoncé est clair : éviter "que de jeunes diplômés soient contraints d'enchaîner stage après stage alors qu'ils possèdent déjà les qualifications correspondant aux tâches qui leurs sont confiées et sont prêts à entrer dans la vie professionnelle".
Ainsi, le projet de décret et de circulaire cadrant l'interdiction des stages hors-cursus pédagogiques défini les conditions d'un stage : - que sa finalité et ses modalités soient définies dans l'organisation de la formation ; - qu'il fasse l'objet d'une restitution de la part de l'étudiant donnant lieu à une évaluation de la part de l'établissement.
Pourtant, lors de la présentation de ces textes, la communauté universitaire, dans son ensemble, a souligné les faiblesses du cadrage. En effet, la possibilité est laissée d'effectuer des stages "dans des formations complémentaires conçues pour permettre à des étudiants de mieux préparer leur insertion professionnelle". Ces "formations complémentaires" peuvent aisément prendre la forme de DU (diplômes universitaires) et ainsi instaurer de véritables stages payants dans des cursus universitaires. La FAGE continuera de demander la fermeture de cette porte ouverte à de graves dérives.
De plus, le terme d'année de "césure", s'il a disparu du décret, est toujours présent dans la circulaire. Il est indispensable pour la FAGE que cette notion d'année de césure soit clarifiée afin d'éviter une utilisation abusive de ces périodes d'arrêt d'études.
L'interdiction des stages hors-cursus est un combat auquel la FAGE prend part activement. Pourtant, la volonté exprimée d'avancer sur ce sujet ne doit pas s'arrêter en chemin, sous peine de voir les étudiants se retrouver dans des situations une nouvelle fois très pénible.
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