Coût de la rentrée : l'AGI, vite !

20/08/2012

À l'occasion de la dixième édition de l'indicateur du coût de la rentrée, la FAGE porte un regard rétrospectif sur les charges financières qui pèsent sur les étudiants lors de chaque rentrée.

Le constat est accablant, en dix années, le coût de la rentrée augmente de 50 %, soit 33 points de plus que l'inflation alors que les aides sociales n'ont augmenté que de 23 %.

L'envolée continue puisque l'augmentation pour la rentrée 2012 sera de 2,6 % par rapport à 2011.

Un étudiant devra donc débourser, en moyenne, 2434,33 € au mois de septembre 2012.

Représentant plus de 45 %, le logement arrive en tête des postes de dépenses dans le budget. Un étudiant en 2012 dépensera 63,5 % de plus en loyers qu'il y a 10 ans. L'échec du plan "Anciaux" de rénovation et de construction de logements CROUS et les lourds dysfonctionnements des aides au logement, n'ont pas permis aux étudiants d'échapper à cette sanction.

L'augmentation des frais fixes, décidée d'année en année par les gouvernements, constitue une composante inacceptable de l'augmentation du coût de la rentrée. En plus de la cotisation à la sécurité sociale, le ticket de la Restauration Universitaire passe de 2,60 € en 2003 à 3,10 € en 2012, augmentant ainsi de 24 %, soit 7 points de plus que l'inflation. Les frais d'inscription en licence accusent une hausse de 28 %, soit 11 points de plus que l'inflation. La FAGE demande au gouvernement de revenir sur son choix politique d'augmenter ces frais pour l'année 2012 - 2013.

En parallèle, l'augmentation cumulée du montant des bourses sur critères sociaux (+ 23 %) est de 27 points inférieure à celle du coût de la rentrée (+ 50 %).

La FAGE demande la mise en place de l'Aide Globale d'Indépendance, AGI. Cette aide qui regroupera bourses sur critères sociaux et aides au logement, sera octroyée sous conditions de ressources et en fonction des revenus propres de l'étudiant lorsqu'il est en rupture familiale. L'AGI permettra également de répondre aux difficultés financières des étudiants issus des classes moyennes, oubliés par le système actuel. L'AGI sera financée en majeure partie par la suppression de la demi-part fiscale.

En cette période de crise économique et financière, la FAGE demande ainsi au gouvernement et à l'ensemble de la société de croire en la jeunesse, promesse pour l'avenir.