Communiqués et dossier de presse de la FAGE 2013

Décembre 2013

Un cadre national des formations pour renforcer la réussite et l'insertion professionnelle des étudiants.

Le 17 décembre, la communauté universitaire a entériné la création d'un cadre national des formations lors du Conseil National de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (CNESER). Ce dernier se donne pour objectif, selon le gouvernement, de favoriser la réussite et l'insertion professionnelle des étudiants. Valorisant les compétences devant être acquises par les étudiants davantage que les connaissances, ce cadre permet une meilleure intelligibilité des diplômes pour les employeurs, mais aussi pour les étudiants.

La FAGE, défendant une vision européenne de l'enseignement supérieur, souhaitait renforcer l'orientation progressive grâce à un socle commun de compétences au début du cycle licence, sans pour autant créer d'année propédeutique. La communauté universitaire a d'ailleurs très largement soutenu les étudiants, en demandant à Geneviève Fioraso d'empêcher un socle commun supérieur à l'équivalent d'un semestre de formation. La FAGE attend que la ministre entende cette volonté quasi-unanime.

De même, le ministère a clairement écarté le risque d'un cadrage strict de l'ensemble des formations. S'inscrivant en faux avec la volonté rétrograde d'une partie de la communauté universitaire considérant les étudiants comme des lycéens, la FAGE se félicite d'avoir convaincu Geneviève Fioraso que la nécessité de faciliter les réorientations était tout aussi indispensable que de favoriser l'innovation pédagogique. C'est donc un cadre large, offrant la possibilité aux étudiants de construire leur propre parcours, qui a été retenu par le gouvernement.

Afin d'améliorer la lisibilité des diplômes de licences, les étudiants demandaient de réduire le nombre d'intitulés. Effectivement, il apparaît clair que cette nébuleuse d'intitulés ne peut que nuire à l'orientation éclairée des jeunes, tout en étant une langue trop souvent incomprise des employeurs. Demandée depuis de nombreuses années par la FAGE, le CNESER a adopté une nomenclature faisant figurer 45 intitulés de diplômes au lieu des 300 actuels. Victime de la même opacité, il est nécessaire de réaliser rapidement cette réduction pour les diplômes de masters.

La Ministre Fioraso annonce un plan santé et vie étudiante pour le printemps

Mardi 3 décembre s'est tenu au Sénat un débat autour de la sécurité sociale étudiante. Polémique depuis de longues années, en septembre 2012 l'UFC Que Choisir avait publié une enquête mettant en exergue l'absurdité du système et l'exaspération des étudiants. La FAGE est la seule organisation étudiante à demander que ce dossier soit ouvert afin de rétablir une application du droit commun pour les étudiants, aujourd'hui victime d'un régime d'exception.

C'est à cette occasion que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé pour le printemps un plan sur la vie étudiante qui comportera "un large plan santé". Elle a promis que celui-ci se ferait sans tabou. Les étudiants attendent effectivement que leur intérêt soit le seul élément pris en compte dans cette réforme annoncée du régime de sécurité sociale étudiante. Lors des débats mardi, l'ensemble des parlementaires s'est accordé sur un point : le système de "mutuelles étudiantes" actuel n'est pas tenable et doit être réformé en profondeur. Transcendant les groupes politiques, nombreux ont été ceux demandant la fin de la délégation de service public accordée aux mutuelles étudiantes pour gérer le régime obligatoire.

À la veille de la publication de l'enquête triennale sur les conditions de vie étudiante de l'OVE (Observatoire de la Vie Étudiante), la FAGE se félicite d'avoir permis l'ouverture du dossier opaque des mutuelles étudiantes.

Pour relancer la démocratisation de l'enseignement supérieur, un faisceau de politiques publiques est indispensable afin de répondre à la précarité sanitaire, sociale et administrative des étudiants.

Novembre 2013

La restauration universitaire mise à genoux

Lors du conseil d'administration du CNOUS (Centre National des OEuvres Universitaires et Scolaires) du 27 novembre 2013 était soumis au vote le budget 2014. Malgré une opposition ferme de la FAGE et des organisations de personnels, ce budget a été adopté par le conseil d'administration.

Alors que tous les indicateurs démontrent une paupérisation croissante de la population étudiante, la FAGE fut la seule parmi les organisations et mutuelles étudiantes à refuser un budget en chute libre. Non contente de ne pas avoir financé intégralement la réforme des aides sociales, annoncée en juillet dernier, la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a fait le choix de mettre à genoux la restauration universitaire. Avec une diminution de presque 7 millions d'euros, la restauration sociale étudiante est mise en péril par un gouvernement qui promettait pourtant de démocratiser l'enseignement supérieur.

Dans cette traque d'économies budgétaires, Geneviève Fioraso a pu compter sur le soutien coupable des autres organisations étudiantes. L'ensemble des étudiants sait désormais que c'est à leur dépens que se font les petits arrangements entre amis.

Les associations étudiantes membres du réseau de la FAGE, qui ont créé il y a un siècle la restauration universitaire, sauront prendre leurs responsabilités afin qu'une offre de restauration sociale continue d'être offerte aux étudiants.

Octobre 2013

Les stagiaires une nouvelle fois variable d'ajustement budgétaire

Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a adressé aux préfets une instruction informant que la gratification aux étudiants stagiaires dans les collectivités territoriales, les établissements publics de santé et du secteur médico-social ne s'appliquera pas pour l'année scolaire 2013-2014. Les premiers concernés par ces mesures sont les étudiants travailleurs sociaux.

La loi relative à l'Enseignement supérieur et la Recherche du 22 juillet dernier a étendu la gratification des stages aux étudiants travailleurs sociaux lorsque la durée du stage est supérieure à deux mois. Jusqu'alors, ces étudiants étaient exclus de toute possibilité de gratification inhérente à la loi Cherpion du 28 juillet 2011.

Cette instruction de madame Fioraso est inacceptable à plusieurs titres. Tout d'abord, c'est un mépris du législateur qui avait pourtant prévu cette disposition permettant de gratifier équitablement l'ensemble des stagiaires. C'est aussi une méconnaissance de l'urgence sociale dans laquelle se trouvent les étudiants et des ruptures d'égalité flagrantes dont les stagiaires sont victimes. Enfin, cette énième reculade gouvernementale fait craindre une absence de vision politique et d'ambition à même de conduire à un changement positif et concret dans le quotidien de chaque jeune.

La jeunesse de France est épuisée par les désillusions qui suivent chacune des annonces gouvernementales.

La FAGE demande que des crédits de financement soient intégrés dans le Projet de Loi de Finance 2014, prenant en compte la gratification des formations médico-sociales ainsi que la rétroactivité de l'année en cours. La justice sociale ne doit pas simplement être une incantation politique, mais une pratique gouvernementale.

Réforme des retraites : les étudiants attendent plus sur la prise en compte des stages

Hier a été adopté en première lecture par l'Assemblée Nationale le projet de réforme des retraites.

La FAGE avait exigé que cette réforme soit l'occasion de consolider un système de retraite par répartition tout en garantissant des avancées vers plus de justice sociale.

Des avancées pour les jeunes :

La FAGE se félicite d'avoir su convaincre le gouvernement de prendre en compte dans son projet de loi la situation des apprentis et alternants. Effectivement, ces derniers pourront valider tous leurs trimestres d'apprentissage. Le projet de loi voté par les députés prévoit que malgré une rémunération trop faible pour leur permettre de valider une durée d'assurance vieillesse au moins égale à celle de leur contrat, la solidarité nationale prendra en charge ces cotisations.

Considérant comme inacceptable de faire peser sur les jeunes sans emploi et non diplômés un privilège des étudiants, la FAGE a refusé la création d'un dispositif d'exception qui consisterait à estimer comme cotisées les années d'études. Pour autant, afin de prendre en compte les difficultés d'insertion professionnelle des jeunes, la FAGE a convaincu les parlementaires d'élargir les possibilités. Effectivement, amendant le projet gouvernemental, ils ont élargi la possibilité de rachat des années d'études de 5 ans à 10 ans après l'obtention du dernier diplôme. Afin de rendre efficient ce dispositif il est nécessaire de prévoir son évaluation et sa communication auprès des étudiants.

L'indispensable prise en compte des stages :

Non prévue dans le projet initial, la prise en compte des stages a été initiée par les députés. Pour autant, la FAGE ne peut accepter que cela se restreigne à une mesure d'affichage.

Les députés ont fait le choix de faire peser le coût de la prise en compte des périodes de stages sur les étudiants. Les étudiants n'accepteront pas de payer une cotisation retraite de 150 € par trimestre, alors même qu'ils ne sont indemnisés que de 436 € par mois. De plus alors que la ministre Geneviève Fioraso dit vouloir développer les stages dans l'enseignement supérieur, les étudiants attendent un minimum de cohérence gouvernementale.

Les sénateurs auront la responsabilité d'entendre les étudiants qui demandent une validation des trimestres de retraite par période de stage de 150 heures par cycle d'étude, prise en charge par la solidarité nationale.

La FAGE condamne le sectarisme de Madame la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Lettre ouverte du Président de la FAGE à Madame la Ministre

Madame la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,

Vous avez souhaité, dans le courrier que vous m'avez adressé il y a quelques jours, me rencontrer afin de prendre connaissance des orientations politiques issues du Congrès Annuel de la FAGE, qui se tenait ce week-end à Lyon. Sachez, madame la ministre, que la FAGE a fait cette année le choix de construire l'avenir, en imposant la voix d'une jeunesse engagée, et ce avec ou sans votre concours.

Votre choix politique de ne pas venir rencontrer les militants de la FAGE n'a fait que confirmer votre dédain à leur égard, mais aussi à l'égard des fédérations, des AGE, des syndicats, des associations adhérentes et des 300 000 jeunes adhérents de la FAGE.

Cette absence regrettable mais prévisible se fait dans la suite logique de la délivrance de privilèges à quelques-uns que vous avez entreprise depuis plus d'un an, et ce sur toutes les problématiques jeunes. Nos militants n'oublient pas que c'est le second évènement de la FAGE pour lequel vous choisissez d'annuler votre venue en six mois.

Cette chaise vide, nous avons eu l'occasion de nous y confronter à de multiples reprises, du débat sur les modalités et les dates des élections des représentants étudiants au CNESER jusqu'au débat du régime de sécurité sociale étudiant que vous n'avez jamais souhaité initier, malgré les nombreux rapports et nombreuses mises en garde. Peut-être avez-vous estimé que les militants de la FAGE n'étaient pas aussi dignes que d'autres de participer au dialogue social.

Nous vous accusons, madame la ministre, de n'être la ministre que de ceux que vous avez désignés, et nous prenons acte aujourd'hui que le réseau de la FAGE ne sied pas aux critères que vous avez choisis pour sélectionner vos interlocuteurs. En prétendant que les enjeux relatifs aux jeunes ne sauraient être débattus qu'avec ceux que vous désignez, c'est le choix de la prise en compte d'intérêts particuliers que vous avez signifié.

Ma priorité, madame la ministre, puisque vous désirez la connaitre, est qu'il n'est aujourd'hui plus temps d'attendre que vous ouvriez les débats, mais de vous suppléer dans cette tâche en imposant les sujets primordiaux pour la jeunesse sur la scène politique. S'il faut imposer le dialogue plutôt que d'attendre que vous ne l'instauriez, pour être non plus seulement entendus mais écoutés, vous aurez, madame la ministre, bientôt le plaisir de vous y confronter.

Veuillez entendre, madame la ministre, l'expression de la profonde indignation de l'ensemble des militants de la FAGE face à cet ensemble de choix.

Recevez néanmoins, madame la ministre, l'expression de notre considération distinguée.

Julien BLANCHET

Président de la FAGE

Septembre 2013

La FAGE élit un bureau national conduit par Julien Blanchet

Lors de l'Assemblée générale ordinaire, les fédérations, Assemblées Générales Étudiantes et syndicats membres de la FAGE, réunissant 300 000 adhérents, ont accordé leur confiance à la liste « Imposons la jeunesse, construisons l'avenir », renouvelant Julien Blanchet à la présidence de la première organisation de jeunes de France.

Du 26 au 29 septembre 2013 s'est déroulé le XXIVè Congrès de la FAGE, organisé à Lyon par GAELIS (Groupement des Associations et élus Étudiants de Lyon Indépendants et Solidaires).

Venus de toute la France, les militants de la FAGE ont profité de 4 jours de débats, de formations, de tables rondes et de colloques, qui se sont clôturés par l'Assemblée générale ordinaire de l'association.

L'engagement, l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche dans un monde en mutation, l'histoire du militantisme étudiant, l'avenir du réseau des oeuvres universitaires et scolaires, la santé des étudiants, la place des jeunes dans une société catégorielle sont autant de sujets qui ont fait l'objet de débats, pluriels et sans carcan dogmatique.

Paul Bouchet, résistant et rédacteur de la Charte de Grenoble de 1946, a fait part de son expérience et surtout transmis un héritage à la FAGE. Cet héritage, c'est celui de la gestion militante, de l'engagement, du combat, de l'optimisme et de l'amalgame. Faisant le parallèle entre les AGORAé et les services à l'étudiant qu'il a pu gérer et développer lors de ses études à Lyon, il a félicité la capacité de la FAGE à inventer et à innover. Cela tout en exhortant les bénévoles à poursuivre le développement de services répondant aux besoins sociaux des étudiants.

Lors de l'Assemblée générale ordinaire, les fédérations, Assemblées Générales Étudiantes et syndicats membres de la FAGE, réunissant 300 000 adhérents, ont accordé leur confiance à la liste « Imposons la jeunesse, construisons l'avenir », renouvelant Julien Blanchet à la présidence de la première organisation de jeunes de France.

Ce nouveau bureau national se donne pour ambition d'améliorer les moyens d'existence et les raisons d'exister des étudiants.

Annexe : bureau national de la FAGE 2013-2014

Julien BLANCHET, Président.

Hervé CHEVALLEREAU, Secrétaire général.

Chloé PONS, Secrétaire générale adjointe.

Kim JAMMES, Trésorière.

Alexandre LEROY, 1er Vice-président en charge de la Stratégie et de la coordination des élections.

Charles BOZONNET, Vice-président en charge des Affaires académiques.

Morgan RAVEL, Vice-président en charge des Affaires sociales.

Charlie ROULLET, Vice-président en charge des Affaires internationales.

Antoine PERRIN, Vice-président en charge de la Formation et des supports d'information.

Fleur ESPINOUX, Vice-présidente en charge de la Coordination des élus.

Thomas VERCHERE, Vice-président en charge du Développement associatif.

Maixent GENET, Vice-président en charge de l'Innovation sociale.

Eve GUILLAUME, Attachée de presse.

Lucile NEAU, Chargée de mission Culture.

Thomas SALMON, Chargé de mission Promotion des droits et de l'Egalité.

Thibaut DENIS, Chargé de mission Formation.