Communiqués et dossiers de presse de la FAGE

Congrès National de la FAGE : La FAGE réaffirme sa détermination et sa confiance dans le projet de Jimmy Losfeld

Lors de l’Assemblée Générale, les fédérations, associations générales étudiantes et syndicats membres de la FAGE ont renouvelé leur confiance en Jimmy Losfeld et ont élu à l’unanimité la liste « Pour une jeunesse actrice de la société et responsable de son avenir ».

Un pas en avant pour le logement des jeunes

Aujourd’hui, le Ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard et le Secrétaire d’Etat, Julien Denormandie ont annoncé le contenu du « Plan logement » faisant office de feuille de route pour le quinquennat.
Après le coup de rabot de 5€ sur les APL durant le mois de juillet, et dans un contexte où l’accès au logement est indispensable pour de nombreux jeunes pour accéder à l’autonomie, à la formation et in fine à l’emploi, la FAGE était particulièrement attentive et exigeante quant à l’action du gouvernement sur le sujet.

Rentrée 2017 : des annonces encourageantes, passons aux actes !

Depuis son élection, Emmanuel Macron et son Gouvernement ont fait le choix de parler d’avenir sans parler des jeunes. Pire, lorsque le sujet a été évoqué cet été, cela a été pour remettre en cause leur autonomie. Après la décision de diminuer les aides aux logements de près de 800 000 étudiants,la FAGE s’est mobilisée et a exigé du gouvernement qu’il prenne ses responsabilités, qu’il donne à la jeunesse un cap, une ambition claire en cette rentrée 2017 rythmée par l’instauration délétère du tirage au sort à l’entrée de l’université.Une rentrée sous le signe de l’incertitude où plus de 6 000 jeunes sont encore sans affectation et où l’augmentation du coût de la vie accroît chaque année la précarité étudiante.

Des galères en milieu étudiant

L’annonce de la baisse de 5 euros par mois des APL pour les étudiants a suscité des réactions indignées dans l’opinion publique comme chez nos responsables politiques. 

Combien de personnalités telles que Claire O’Petit, députée de La République en Marche de l’Eure, ont réagi avec dédain et mépris pour signifier que cette somme était dérisoire ? Que les étudiants étaient bien mal avisés de se plaindre, ces privilégiés qui passent leur temps à dépenser leur argent en cigarettes, en alcool et en drogue, ou dans le dernier IPhone... Ces propos réactionnaires, relèvent bien évidemment plus du fantasme que de la réalité, mais force est de constater qu’en 2017 il est nécessaire encore de lutter contre ces représentations biaisées et dangereuses.

Réforme Master : une Aide à la Mobilité qui vient concrétiser le droit à la poursuite d’études

Ce mardi 8 août, Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a annoncé par voie de presse la mise en place de l’Aide à la Mobilité dans le cadre de la réforme du Master.

Le droit à la poursuite d’étude (DPE), pierre angulaire de la réforme Master du 23 décembre 2016, permet à tout titulaire du diplôme national de licence de se voir proposer trois choix de Master pour poursuivre ses études en second cycle, en cas de refus dans ses différentes candidatures en Master.

APL : le gouvernement s’en prend au porte-monnaie des étudiants !

Deux mois, c’est le temps qu’il aura fallu au gouvernement pour s’en prendre au budget de l’Enseignement Supérieur et pour désormais s’attaquer au porte-monnaie des étudiants. Aujourd’hui, c’est aux Aides Personnalisées au Logement (APL) que Bercy s’attaque.

Alors que plus de 60.000 bacheliers sont en détresse, faute d’affectation dans APB, la poursuite d’études se voit aujourd’hui doublement remise en cause.

Budget de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche :des coupes inacceptables dans un contexte tendu

Ce jeudi 13 juillet 2017, la France s’apprête pour la Fête nationale, et les étudiants à pleurer son système d’enseignement supérieur et de recherche. Par voie de communiqué, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation annonce une coupe drastique du budget en cours à hauteur de 180 millions d’euros, touchant aussi bien les formations que la recherche et les fonds prévus pour la vie étudiante.

Le baccalauréat : Une réforme nécessaire mais pas suffisante !

Véritable institution, le baccalauréat se voit aujourd’hui décerner à plus de 600.000 lycéens et ce, au lendemain de l’annonce par le Premier Ministre, Edouard Philippe, d’une réforme du baccalauréat.

Vu comme la source de tous les maux, le baccalauréat devient le bouc émissaire responsable à lui seul de l’échec en licence et du décrochage. De problèmes profonds émergent des discours simplistes, appelant à créer de nouvelles sélections : sur dossier, ou par l’émergence de prérequis coercitifs. Pour la FAGE, ces réponses parachèveraient un système éducatif profondément inégalitaire.

APB 2017 : Après les alarmes, la FAGE exige un plan d’urgence !

Année après année, la FAGE dénonce le développement exponentiel de capacités d’accueil limitées dans les formations du supérieur. En 2011, on notait les prémices du contingentement, en STAPS notamment, avant de s’étendre en droit, en psychologie, en PACES et ailleurs. Ainsi, en 2013, pour la première fois des néo-bacheliers se retrouvent sans possibilité de poursuivre dans les études de leur choix.

Aujourd’hui, c’est dans 169 licences et autres premières années d’études supérieures que le tirage au sort s’opère.

Elections CNESER : La FAGE s'impose comme la première force étudiante de France

Jeudi 8 juin 2017 a eu lieu le dépouillement des scrutins de l'élection des représentants étudiants au Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. La FAGE réalise un score historique en devenant première organisation étudiante au CNESER en obtenant 5 sièges sur 11. Forte de sa victoire historique au CNOUS en janvier dernier et désormais au CNESER, la FAGE devient incontournablement la première organisation étudiante de France et vient marquer un changement de paradigme majeur dans le paysage de la représentation étudiante.

Tirage au sort à l’Université : Un discours encourageant de la nouvelle Ministre, la FAGE attend les actes.

Hier la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, en déplacement à l’Université de Bordeaux, a annoncé vouloir mettre un terme à la pratique du tirage au sort à l’entrée de l’Université.

Gouvernement Philippe : la FAGE rappelle l’urgence d’agir pour les jeunes

La FAGE, première organisation étudiante de France, a pris connaissance de la composition du nouveau gouvernement.

La FAGE se réjouit de la constitution d’un Ministère de plein exercice chargé de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) confié à la responsabilité de Madame Frédérique Vidal. Toutefois, dans un contexte où la jeunesse devrait être au coeur des politiques publiques, et où l’accès à l’autonomie des jeunes est de plus en plus difficile, la FAGE regrette l’absence de ministères de la Jeunesse et du Logement.

Étude du CESE : Pour un Service Civique, volontaire, universel et indemnisé !

Le 24 mai 2017, le CESE se réunira en séance plénière pour la présentation de l’étude sur le bilan et les perspectives du Service Civique.

Le Service Civique ayant été au coeur de l’action des gouvernements successifs sous le quinquennat de François Hollande, il apparait nécessaire de tirer un bilan du dispositif et dresser des perspectives. La FAGE salue le travail réalisé par Jean-François Serres et Julien Blanchet ; il vient valider sa vision et appuie ses contributions sur le dispositif depuis sa refondation en 2010.

Tirage au sort à l’entrée de l’Université Monsieur le Président élu : mettez fin à l’angoisse des étudiants et de leurs familles

Depuis plus de deux semaines, ce sont plus de 700 000 lycéens qui ont fait le voeu de s’inscrire à l’Université pour la première fois et qui se retrouvent dans l’angoisse. Faute à une circulaire prise en catimini, sans concertation, entre les deux tours des élections présidentielles par l’actuel gouvernement.

Monsieur le Président élu, nous ne pouvons imaginer que vous allez laisser le hasard guider l’avenir des nouvelles générations alors que votre slogan entend faire de la France une chance pour tous.

Face à la haine, face à Le Pen, la République réplique

Les résultats inquiétants du premier tour de l’élection présidentielle ont placé l’extrême-droite, à travers Marine Le Pen, au second tour ; une mobilisation citoyenne s’impose pour réaffirmer notre attachement aux valeurs de la République et de la démocratie. Ce jeudi 4 mai à Paris, un grand concert sera donné sur la place de la République de 18h00 à minuit. Une vingtaine d’artistes et de personnalités viendront animer cet événement citoyen majeur.

Les étudiants retiendront du ministère de l’enseignement supérieur qu’il a lâchement acté la sélection à l’Université !

Ce jeudi 27 avril 2017, a été publiée au Bulletin Officiel de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche une circulaire relative au traitement des affectations dans les licences sous tension (STAPS, Droit, Psychologie, etc.) et en PACES.

L’UEJF, la FAGE et SOS Racisme appellent au front républicain pour faire barrage au Front National et organisent à un grand concert républicain le jeudi 4 mai place de la République

Le 23 avril 2017, Marine Le Pen, candidate du Front National accède au second tour avec 22 % des voix. 

En 2002, les citoyens français avaient su se mobiliser pour empêcher l’arrivée au pouvoir du FN. Alors que trop de jeunes se sont une nouvelle fois abstenus ou tournés vers Marine Le Pen, nos organisations réaffirment leur attachement aux valeur républicaines et à faire barrage à l’extrême-droite.

[TRIBUNE] “LES SYNDICATS, ACTEURS MAJEURS DE NOTRE PAYS”

Laurent Berger et Jimmy Losfeld, président de la FAGE, co-signent une tribune sur le site de La Croix le 13 avril 2017 pour appeler les responsables politiques à prendre leurs responsabilités : les citoyens veulent participer à la construction collective d’un projet d’avenir, répondant aux défis de demain et permettant d’espérer dans un modèle plus juste et plus écologique.

Election présidentielle 2017 : « 10 priorités pour agir maintenant en faveur de l’avenir des jeunes » !

La FAGE, première organisation étudiante de France, publie aujourd’hui ses « 10 priorités pour agir maintenant en faveur de l’avenir des jeunes » !

Quel avenir voulons-nous pour notre jeunesse ? Doit-on la considérer comme secondaire, ou au contraire doit-on en faire une priorité politique ? Allons-nous continuer de considérer les jeunes comme des observateurs passifs de la chose publique alors qu’ils veulent en être les auteurs et les acteurs ?

Emmanuel Macron annonce sa volonté de mettre fin au régime défaillant de la sécurité sociale étudiante

A l’occasion du Séminaire National des Elu.e.s Etudiant.e.s de la FAGE, 1ère organisation représentative des étudiant.e.s en France, les représentant.e.s des candidats a? l’élection présidentielle étaient invité.e.s à présenter leur projet en matière de politique jeunesse et d’enseignement supérieur.

Pour un financement ambitieux de l’Enseignement Supérieur,la FAGE demande un Pacte pour l’Education

Au moment où commencent à émerger les propositions des candidats à l’élection présidentielle pour le financement de notre système d’enseignement supérieur, la FAGE apporte sa contribution par ses Etats Généraux de la Démocratisation de l’Enseignement Supérieur.

Service national obligatoire : un pansement sur une jambe de bois !

Alors que la campagne de l’élection présidentielle bat son plein et que les débats de fond peinent à émerger, les candidats tardent à mettre sur la table de véritables propositions en faveur des jeunes. Prétendant émanciper la jeunesse, très nombreux sont les candidats à proposer la réinstauration d’un service national obligatoire, le plus souvent militaire. Cette mesure, c’est l'arbre démagogique qui cache la forêt du manque total d’ambition pour la jeunesse dans les différents projets.

[Dossier de presse] La FAGE, engagée pour l'égalité des genres



A l'occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la FAGE et son réseau réaffirment leur engagement pour la promotion de l’égalité des genres. 

La FAGE a créé pour l'occasion des vidéos dénonçant des situations de sexisme ordinaire et mettra également à disposition de ses associations, un kit complet de mobilisation visant à leur donner toutes les clés pour promouvoir l’égalité au sein de leur asso, dans l’enseignement supérieur et dans la société civile.

Historique : La FAGE, 1ère force étudiante !

Alors que la condition des étudiants se dégrade d’année en année, les étudiants ont élu leurs représentants dans les CROUS. Ces dernières semaines ont permis à ces nouveaux élus CROUS d’élire leurs représentants au conseil d’administration du CNOUS. La FAGE obtient aujourd’hui 5 sièges sur 8 au conseil d’administration du CNOUS, confirmant sa progression constante depuis 2008 par un score historique.

[Dossier de presse] Les jeunes prennent leurs responsabilités et agissent en faveur du développement durable !



Retrouvez le dossier de presse de la FAGE qui présente l’engagement de la FAGE dans le développement durable, le lancement du calculateur carbone des associations étudiantes ainsi que les actions de la FAGE dans le développement durable.

Bourses sanitaires et sociales : vers la fin d’une discrimination historique ! 

Depuis de nombreuses années, l’association nationale des étudiants sages-femmes (Anesf), la Fédération nationale des étudiant.e.s en soins infirmiers (FNESI), l’Association nationale des étudiants en kinésithérapie (FNEK), l’Union nationale des associations des étudiants en ergothérapie (UNAEE), l’Association nationale des étudiants en psychomotricité (ANEP) et la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) sont les seules organisations étudiantes représentatives à militer pour la fin d’une discrimination envers les étudiants des formations sanitaires et sociales. 

Regroupements d’établissements : Le gouvernement bafoue le dialogue social !

Comme le reste de la communauté universitaire, la FAGE a découvert fortuitement cette semaine un amendement gouvernemental visant à faire évoluer les ComUE en de nouveaux grands établissements qui n’en disent pas le nom.

Elections CROUS : La FAGE majoritaire !

Du 14 au 25 novembre dernier, les étudiants de France ont été amenés à désigner leurs représentants au sein des Conseils d’Administration des CROUS. Avec 90 sièges, la FAGE se place comme l’unique organisation en progression, en remportant 12 sièges de plus qu’en 2014. Les autres organisations étudiantes régressent en termes de voix et de sièges obtenus. Le résultat de cette première phase électorale visant à renouveler la représentation étudiante du réseau du CNOUS et des 28 CROUS est historique pour la FAGE et confirme sa dynamique de progression générale. 

PLF 2017 : un effort historique pour l’enseignement supérieur et la recherche mais encore insuffisant

La FAGE salue l’investissement de 850 millions d’euros sur le budget de l’enseignement supérieur, un effort historique qui fait suite à la mobilisation de la FAGE ces derniers mois pour un investissement massif et ambitieux dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Master : Un accord historique consacre le droit à la poursuite d'étude !

Mardi après-midi, les représentants de la communauté universitaire se sont retrouvés au Ministère de l’Enseignement Supérieur pour finaliser la proposition de réforme du master attendue depuis de nombreuses années.

Cette réforme, nécessaire et demandée par la FAGE, a été validée par l’ensemble des parties prenantes.

Renouvellement du bureau national de la FAGEavec la liste de Jimmy Losfeld«L’audace d’agir pour une société de progrès»

Du 22 au 25 septembre 2016, la FAGE tenait son XXVIIe congrès national dans la capitale. Près de 300 militant.e.s de la FAGE présents ont ainsi pu échanger et discuter autour d’ateliers, de colloques et de formations mettant les actualités en matière de jeunesse et d’enseignement supérieur au centre des débats.

Le projet AGORAé de la FAGE, lauréat de La France s’engage !

Suite à l’appel à candidature de La France s’engage,le projet AGORAé de la FAGE a été plébiscité par les internautesau début de l’été et reçoit ce soir par le Président de la République François Hollande le prix de La France s’engage !

Indicateur FAGE du coût de la rentrée 2016 | 14ème édition

Pour la 14ème année consécutive, la FAGE publie son indicateur national du coût de la rentrée. Celui-ci estime le coût de la rentrée pour un étudiant primo-entrant à l’université, décohabitant et non-boursier. En 2016, les étudiants devront ainsi faire face à une augmentation du coût de la rentrée de 1,01 %, portant son niveau global et national à 2359,85€.

La FAGE entendue : le ticket RU et les frais d’inscription n’augmenteront pas à la rentrée !

La FAGE prend acte ce jour que les frais d’inscription à l’université ainsi que le tarif du ticket étudiant de restauration sociale du CROUS ne subiront pas d’augmentation à la rentrée 2016-2017. Cette annonce fait suite à plusieurs demandes de la FAGE de ne pas, sur ce terrain aussi, charger des budgets étudiants déjà inquiétants pour nombre de jeunes.

CCI : Face à un ministère qui ne tient pas sa parole, la FAGE suspend sa participation aux négociations master !

Alors qu’il avait, en avril dernier, annoncé son lancement pour la rentrée et pressé les universités volontaires d’oeuvrer aux préparatifs, le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche a semble t-il annoncé la semaine dernière son désengagement dans l’expérimentation du contrôle continu intégral (CCI). “Semble t-il” puisque personne au ministère n’a eu l’élémentaire correction d’en prévenir officiellement les parties prenantes. 

[Verbatim] Suppression de l'extension du dispositif "Meilleur Bachelier"

Le projet de loi Egalité Citoyenneté est actuellement étudié à l’Assemblée Nationale. La FAGE a appris la suppression par les députés de l'extension du dispositif "Meilleurs Bacheliers" aux filières universitaires non sélectives sous tension et salue cette décision. Cette mesure, réclamée à plusieurs reprises et dans diverses instances par La FAGE (notamment au CNESER, lors des auditions à l'Assemblée Nationale, auprès des députés, des sénateurs et des ministères et au travers des médias), revenait à favoriser l'accès de certains bacheliers à l'Université face à d'autres, niant ainsi le principe fondamental de non-sélection. Cette modification de "Meilleurs Bacheliers" aurait ainsi acté la fin du principe d'égalité à l'accès au service public d'enseignement supérieur.

La FAGE se félicite de la qualité du dialogue avec les parlementaires de la commission spéciale ayant rendu possible la suppression de l'article 19. Elle restera cependant vigilante sur ce sujet jusqu'à la fin de l'examen du projet de loi.

CLESI/PESSOA/ESEM : LES ETUDIANTS REUNIS POUR LA FIN D’UNE VASTE TROMPERIE

Les représentants de 148 742 étudiants en santé se sont réunis afin de manifester leur mécontentement face à l’entreprise ESEM (Établissement Supérieur d’Études Médicales), anciennement appelée Université Fernando Pessoa-France puis CLESI (Centre Libre d’Enseignement Supérieur International). 

Clause Impact Jeunesse : Plus de loi sans les jeunes !

Hier matin, le premier ministre Manuel Valls signait une circulaire introduisant laClause Impact Jeunesse permettant d’évaluer systématiquement l’impact des projets de loi et textes réglementaires sur les jeunes. Mise en oeuvre dans plusieurs pays notamment au Quebec dès 2001, la clause d’impact jeunesse vient mesurer la conséquence de chaque norme produite par l’Etat et répond aux nombreux enjeux d’égalité favorisant ainsi une réelle justice sociale envers les jeunes.

Simplification : une démarche utile qui doit s'inscrire dans la durée !

Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat en charge l’Enseignement Supérieur et de la Recherche annonçait aujourd’hui les “50 premières mesures de simplification pour l’enseignement supérieur et la recherche” qui font suite à près de six mois de concertations. Ces propositions prennent la forme de quatre axes : conditions d’études ; carrière ; recherche et établissements. 

Rapport Sirugue : La FAGE rappelle sa volonté de réformes structurantes en faveur de l’autonomie des jeunes

Christophe Sirugue, député de Saône-et-Loire, remettait ce matin au Premier Ministre son rapport intitulé «Repenser les minima sociaux : vers une couverture socle commune». Il avait en effet été missionné le 30 octobre dernier par Manuel Valls afin d’identifier des scénarios de réforme des minima sociaux.

Master : La concertation doit aboutir a une réforme ambitieuse

Le Gouvernement présentait aujourd’hui, à l’occasion d’un Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, un décret fixant les modalités de sélection entre la première et la seconde année de Master. Ce décret, adossé à une liste, va permettre aux universités de sélectionner les étudiants entre les deux années du master dans 1 304 mentions. L’élaboration de ce texte vise à répondre à la grande instabilité que rencontrent les étudiants et les universités sur le sujet du master qui n’a pas été réformé depuis bientôt 15 ans, malgré les appels répétés des organisations, au premier rang desquelles, la FAGE.

Master : ouverture de concertation, une solution pérenne nécessaire !

Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, invité de la matinale de RTL le 13 avril 2016, a annoncé l’ouverture de concertations sur le Master. Ces concertations larges visent à parvenir à un consensus sur la question de l’organisation du deuxième cycle d’études supérieures.

Mieux vivre en 2017 qu'en 2012 : Il est encore temps d'agir !

Dans le cadre d’une concertation des organisations de jeunesse. La FAGE sera reçue aujourd’hui à 13h30 par les ministres Myriam El Khomri, Najat Vallaud-Belcacem, et Patrick Kanner. L’objet des discussions est de faire émerger des propositions visant à poursuivre l’amélioration du projet de loi travail, mais aussi le dépassant et apportant des réponses à la situation de précarité des jeunes.

[CDP intégrale à lire ici]

Pour le débat démocratique, contre les violences

Les Organisations syndicalesSgen-CFDT, UNSA A&I, ITRF-BI-O et Sup'recherche, SNPTES et la FAGEcondamnent fermement les violences policières qui se sont exercées contre les lycéens et les étudiants notamment, à l'occasion de la journée nationale du 17 mars. 

[CDP intégrale à lire ici]

Projet de loi travail : La FAGE reçue demain à Matignon

La FAGE sera reçue demain à 11h par Manuel Valls, dans le cadre des concertations relatives au projet de loi travail.

[CDP à lire en intégralité ici]

Projet de loi El Khomri : Faut que ça bouge !

Faire bouger les lignes de l’avant-projet de loi El Khomri : c’est l’attitude adoptée par la FAGE lors de son conseil d’administration, réuni ce week-end à Paris. Le choix de peser sur le contenu du texte avait déjà été préfiguré lors de la réunion intersyndicale du 3 mars, la FAGE avait alors décidé, à l’instar de la CFDT, de l’UNSA, de la CFE-CGC et de la CFTC de se retrousser les manches afin de porter ensemble plusieurs revendications.

[CDP à lire en intégralité ici]

Loi El Khomri – Faut que ça bouge !

Signataires d’une déclaration commune le 3 mars, les organisations CFDT, CFE-CGC, CFTC, FAGE et UNSA appellent les salariés et les jeunes à se mobiliser, pour faire connaitre et appuyer leurs propositions.

Elles appellent leurs structures territoriales à organiser des rassemblements dans toute la France le samedi 12 mars 2016.

Il s’agit de faire pression sur le gouvernement entre les concertations bilatérales du 7 au 9 mars et la réunion des partenaires sociaux programmée le lundi 14 mars avec le Premier Ministre : le projet de loi doit bouger !

Loi El Khomri : déclaration de la FAGE

La FAGE et Fédélor inaugurent aujourd'hui la 13ème AGORAé, épicerie solidaire étudiante

La FAGE et Fédélor, la Fédération étudiante de Lorraine, inaugurent aujourd'hui la 13ème AGORAé du réseau de la FAGE, à Metz. Ce projet d'épicerie solidaire couplée à un lieu de vie, est porté par et pour des étudiants et a pour vocation de lutter contre la précarité étudiante. Fédélor (anciennement FédEN), avait déjà ouvert en 2013 sa première AGORAé, à Nancy.

Grande Conférence de la Santé : L’annonce de grandes avancées pour les étudiants en santé !

La Grande Conférence de la Santé, initiée en mai 2015 par le Premier Ministre s’est conclue jeudi 11 février 2016 au Palais d’Iena. Après 9 mois d’un exercice de concertation au sein duquel la FAGE et ses fédérations se sont largement impliquées, les attentes concernant les annonces du premier ministre en matière de santé étaient fortes. Les revendications des étudiants ont été entendues et la FAGE se félicite de la feuille de route présentée qui amorce de grandes avancées pour les étudiants en santé, tant dans une dimension sociale que dans l’organisation des formations.

Réaction de la FAGE suite à la parution de l'avis du Conseil d’État sur l'accès en master I et master II

"La FAGE a pris acte de l'avis du Conseil d’État, rendu ce jour à propos de la sélection en master, et confirmant, en l'état actuel des textes, l'illégalité de la sélection en master. Le Conseil d’État souligne que l'absence d'une liste de formations pouvant entraîner une sélection, citée dans l'arrêté master de 2002 et établie par décret, rend les différents refus d'admissions d'entrée en master 1 ou 2 illégaux. 

La FAGE a de nombreuses fois alerté le ministère sur la fragilité juridique de la situation et a été depuis près d'un an force de propositions sur une réforme du master permettant la mise en place d'un système d'admission post-licence répondant à la fois au souci de régulation des flux et à celui de permettre à chaque étudiant de s'inscrire dans un master de son choix.

La FAGE met en garde le ministère contre le choix de la facilité qui consisterait à justifier la sélection entre le M1 et le M2 en publiant le décret mentionné au sein de l'arrêté de 2002. La FAGE refusera qu'une réponse à minima consistant à instaurer la sélection soit fournie par le ministère.

La FAGE appelle à l'ouverture immédiate d'une concertation regroupant l'ensemble des acteurs de la communauté universitaire devant aboutir à la proposition d'une solution de réforme ambitieuse et globale du master."

Verbatim d'Alexandre Leroy, relatif à l'annonce des Ministres Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon sur l'élargissement des horaires de bibliothèques universitaires

La FAGE prend acte de l'annonce de Najat Vallaud-Belkacem et de Thierry Mandon d’œuvrer à l'élargissement progressif des horaires des bibliothèques universitaires. Cette mesure, obtenue par la FAGE lors des négociations du Plan National de Vie Etudiante est une revendication de longue date des associations étudiantes et la FAGE avait déjà obtenu localement sa mise en place dans plusieurs universités.

Si cette annonce est une bonne nouvelle pour l'ensemble des étudiant.e.s, notamment celles et ceux ayant des rythmes contraints, comme les étudiant.e.s salarié.e.s, la FAGE restera attentive aux modalités de mises en place. Cet élargissement ne devra pas reposer sur l'utilisation de volontaires en service civique mais plutôt permettre de créer des emplois adaptés, valorisables et flexibles pour les étudiants. L'élargissement des horaires d'ouverture des BU ne doit pas non plus masquer l'affaiblissement, notamment financier, dont sont victimes les universitaires de documentation et de facto, les étudiants.

Renforcer la citoyenneté des jeunes : un défi qui ne doit se réaliser aux dépens des autres !

Lundi 11 Janvier à la Maison de la Radio, François Hollande présentait ses vœux à la jeunesse. Si la FAGE accueille favorablement les mesures annoncées ayant trait au développement de l’engagement et de la citoyenneté, elle regrette le silence du Président de la République sur les questions d’orientation, de formation, de démocratisation de l’accès et de la réussite dans le supérieur, de conditions de vie des jeunes ou d’insertion sociale et professionnelle. 

"Tout change pour que rien ne change" : un nouveau rapport accable les étudiants

Un rapport présenté par le député Jean-Pierre Door en décembre en commission des Affaires Sociales accable une nouvelle fois les mutuelles étudiantes et leur gestion désastreuse de l’assurance maladie obligatoire des étudiants. 

APL : Une nouvelle attaque avortée

Mercredi 23 Décembre 2015, Manuel Valls a fait savoir que le gouvernement reviendrait sur la parution d’un décret, dénoncé huit jours plus tôt par la FAGE et prévoyant de diminuer les Aides Personnalisées au Logement pour les jeunes salariés précaires. La FAGE se félicite de cette annonce et duretour à la raison du gouvernement. Supprimer par voie de décret la dérogation existante qui permet aux jeunes salariés précaires une meilleur prise en compte de leur situation fragile aurait été un désastre social comme politique !

Polytechnique, ou le renoncement à l'intérêt général

L’Ecole Polytechnique (dite l’X) est une école publique militaire d’ingénieurs française, fondée en 1794 par Napoléon Ier. Cette école, sise à Palaiseau, fait partie des membres fondateurs de la Communauté d’Universités et d’Etablissements Université Paris Saclay et est une des plus connue dans le monde entier.

Symbole du renouvellement des élites, elle forme près de 3000 étudiants avec une dotation ministérielle de 65 Millions d’euros par an, en faisant ainsi une des écoles les mieux dotées du pays.

APL des jeunes : Faites sortir le Gouvernement par la porte, il revient en forçant la fenêtre !

Alors qu’à plusieurs reprises cette année les jeunes se sont opposés avec véhémence à la réduction des aides au logement, alors qu’en novembre les étudiants et la FAGE ont fait reculer le Gouvernement sur un projet de diminution des APL, la FAGE a appris ce matin que ce dernier prévoyait à nouveau d’attaquer en catimini ces aides au logement.

Élections Régionales : la Haine n’aura pas nos voix !

Dimanche 6 décembre 2015, lors du premier tour des élections régionales, l’abstention des 18-25 ans et les listes d’extrême droite ont respectivement atteint des sommets inquiétants et alarmants.

APB : La FAGE salue la simplification mais reste attentive aux moyens consacrés

Ce mardi 8 décembre 2015, Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon présentaient en conférence de presse un ensemble de mesures visant à améliorer la procédure d’admission post-bac (APB). Suite aux difficultés rencontrées cet été par les bacheliers se trouvant sans aucune admission, la FAGE avait demandé au ministère d’agir pour l’amélioration des procédures et pour la démocratisation de l’enseignement supérieur.

Le projet AGORAé de la FAGE, finaliste de La France s’engage

De lundi 30 novembre à vendredi 4 décembre 2015 se déroule la finale du dispositif « La France s’engage ».Le projet AGORAé de la FAGE en est finaliste, et les internautes sont appelés à désignerparmi 30 projets, les 15 lauréats qui se verront récompenser. Leurs projets seront ainsi soutenus par le dispositif la France s’engage.

Budget du CNOUS : La FAGE dénonce une insuffisance coupable !

Ce matin, le conseil d’administration du Centre National des Oeuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) était amené à se prononcer sur la proposition de budget du Réseau des Oeuvres pour l’année 2016.La FAGE, occupant 4 des 8 sièges étudiants a voté contre ce budget, qui n’est ni à la mesure des besoins des étudiants ni à la hauteur des enjeux de la démocratisation de l’enseignement supérieur. Malgré cela et l’opposition d’une partie du conseil d’administration, ce budget a été validé par 14 voix contre 13.

Le Gouvernement renonce à amputer les Aides au Logement (APL) des étudiants !

Suite à un vote d’un amendement au PLF visant à limiter l’accès aux APL des étudiants non boursiers, réalisé la semaine dernière à l’Assemblée Nationale dans la plus grande discrétion,la FAGE publiait vendredi un communiqué de presse dénonçant le manque de cohérence entre le discours du gouvernement sur la priorité jeunesse, et les faits. Ce matin, le gouvernement annonçait qu’il demanderait le retrait de cet amendement.

Aides au logement : L'Assemblée Nationale met les étudiants à la rue !

Lors de l’examen en Première Lecture du Projet de Loi de Finances 2016 à l’Assemblée Nationale, François Pupponi, député de la majorité gouvernementale, a déposé un amendement visant à faire évoluer les critères d’attribution des Aides Personnalisées au Logement (APL)

Renouvellement du bureau national de la FAGE

Du 24 au 27 septembre 2015, la FAGE tenait son XXVIe congrès national à Orsay. Cet événement a vu le renouvellement du bureau national de la FAGE avec la liste "Agir au présent pour façonner l'avenir", portée par Alexandre Leroy.

ANESTAPS | Moyens insuffisants, illisibilité, dévalorisation… La colère gronde parmi les étudiants en STAPS

La FAGE, à laquelle adhèrent l'ANESTAPS et ses associations, apporte son soutien plein et entier aux mobilisations du 23 septembre 2015. Le manque de lisibilités des formations conjugué à la faiblesse des moyens dont disposent les établissements d'enseignement supérieur nuisent, année après année considérablement aux étudiants et à leurs projets personnels et professionnels. Las d'alerter les pouvoirs publics à chaque rentrée sur cette situation qui devient désastreuse pour l'accessibilité aux formations, les étudiants en STAPS peuvent compter sur l'appui de la FAGE dans leur mobilisation visant à obtenir des engagements budgétaires et structurels concrets !

Sélection en master : pour une réforme courageuse

Suite à la publication du rapport StraNES, le Sgen-CFDT et la FAGE tiennent à faire part de leur satisfaction et de leurs réserves sur les formulations contenues dans le rapport au sujet de la réforme du Master.

Rapport StraNES : Des ambitions fortes qui doivent se traduire par un budget en augmentation !

Sophie Béjean, présidente du Comité StraNES et Bertrand Monthubert, rapporteur général du comité StraNES, ont remis mardi 8 septembre le rapport final du comité StraNES au Président de la république en présence de Najat Vallaud-Belkacem et de Thierry Mandon. La FAGE salue un rapport de qualité allant dans le sens de la démocratisation de l’enseignement supérieur et du progrès social. Ce rapport ne doit pas rester lettre morte mais bien faire l’objet d’une volonté politique induisant un engagement budgétaire fort et durable.

[Verbatim] Thierry Mandon annonce l'ouverture imminente de travaux de réforme du cycle de Master

Lors de son discours réalisé ce matin à l'occasion de l'université d'été de la Conférence des Présidents d'Universités (CPU), Thierry Mandon a annoncé l'ouverture imminente de travaux de réforme du cycle de master.

"Les étudiants attendent depuis trop longtemps une réforme ambitieuse du master. Celui-ci est aujourd'hui incohérent dans son organisation, qui met dos-à-dos deux années par une sélection inutile en fin de première année. Ceci est d'autant plus gênant que la France occupe depuis cette année le secrétariat du processus de Bologne, alors qu'elle n'a pas été capable d'adapter son master aux standards européens.

La FAGE attend de ces travaux qu'ils permettent une organisation cohérente du master, la fin de la sélection entre les deux années, et la garantie que chaque étudiant puissent s'orienter dans un master compatible avec la mention de sa licence grâce à un système d'Admission Post-Licence.

La FAGE rappelle qu'il ne sera, en aucun cas, ni possible ni acceptable que les étudiants ne soient pas pleinement associés à ces travaux de réforme."

Alexandre Leroy, président de la FAGE

Indicateur FAGE du coût de la rentrée | Édition 2015

Depuis 13 ans, la FAGE édite son indicateur national du coût de la rentrée pour un étudiant primo-entrant, décohabitant et non-boursier. En 2015, le constat est difficile. Si l’enveloppe que devront consacrer les étudiants à la rentrée est en diminution par rapport à 2014, les frais de la vie courante ne diminuent pas et les inégalités se creusent.

Période de césure : un nouveau droit pour les étudiant.e.s

Jeudi 23 juillet 2015, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a publié la circulaire précisant les modalités de mise en oeuvre d’une période de césure. Cette publication marque l’ouverture effective d’un nouveau droit attendu par les étudiant.e.s et demandé par la FAGE.

[Verbatim] Droits d'inscriptions universitaires : le gouvernement doit réaffirmer ses objectifs de démocratisation de l'ESR

Le journal « Les Echos » a dévoilé ce jour qu’un rapport de l’IGF et de l’IGAENR préconisant l’augmentation à 1000 euros des droits d’inscription universitaires avait été remis à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

"La FAGE s’indigne et s’alarme de ces préconisations qui porteraient un coup fatal aux efforts de démocratisation de l’enseignement supérieur et à la conception même de service public.

La FAGE, devant qui la ministre Vallaud-Belkacem s’est engagée en avril 2015 à ne jamais augmenter substantiellement les frais d’inscription, demande à ce que cette volonté soit confirmée par la ministre et par Thierry Mandon, secrétaire d’État en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Après les douloureux épisodes budgétaires de la fin d’année 2014 et du début d’année 2015, les étudiant.e.s ne peuvent accepter que les uniques pistes de solutions proposées soient le sacrifice de leur droit d'étudiant au sein du service public d’enseignement supérieur !"

Alexandre Leroy, Président de la FAGE

La FAGE remporte un cinquième siège historique au CNESER

Mercredi 24 juin 2015 avait lieu le dépouillement des scrutins de l'élection des représentants étudiants au Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. La FAGE réalise un score historique en obtenant 5 sièges sur 11. De plus, elle enregistre une progression de près de 6 points par rapport à 2013 l'amenant à 39% de représentativité.

Thierry Mandon nommé au secrétariat d'État à l'enseignement supérieur et à la recherche

Le mercredi 17 juin 2015, le Président de la République a nommé Thierry Mandon secrétaire d’État en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Alors que l’enseignement supérieur et la recherche ont été, à l’occasion de la fusion de deux ministères, rapprochés de l’éducation nationale, la FAGE attendait avec impatience la nomination d’un secrétaire d’état suite à la démission de Geneviève Fioraso.

[Verbatim] La carte des formations du supérieur doit rester une compétence de l'État !

La semaine dernière, lors de l'examen du projet de loi NOTRe, la commission des Lois du Sénat a modifié les modalités d'élaboration de la carte des formations supérieures et de la recherche. Déjà rejetée au Sénat, notamment face aux oppositions des étudiants, la proposition octroyant aux régions un avis décisionnaire à propos de cette carte à été réintégrée par la commission.

" Remettant en cause la logique d'État pilote de la stratégie nationale d'enseignement supérieur et de recherche, cette disposition fait peser de lourds dangers sur l'équilibre de notre système d'enseignement supérieur et de recherche. Le Gouvernement a ainsi déposé un amendement (724) visant à retirer du texte final cette obligation d'avis conforme des régions.La FAGE rappelle que si elle est favorable à un meilleur dialogue au sein des territoires et à une meilleure intégration de l'enseignement supérieur et de la recherche à leur bassin socio-économique, elle est fermement attachée à ce que l'organisation et la révision de la carte des formations demeurent des compétences exclusives de l'État. La FAGE appelle donc les sénatrices et les sénateurs à soutenir l'amendement 724 et à s'opposer à l'acquisition, par les régions, d'un droit de véto sur la carte des formations de l'enseignement supérieur et de la recherche. "

Alexandre Leroy, Président de la FAGE

[Verbatim] Réaction d'Alexandre Leroy à propos de la sortie du rapport du Défenseur des Droits sur les mutuelles étudiantes

"La FAGE a pris ce matin connaissance du rapport du Défenseur des Droits sur les mutuelles étudiantes. La FAGE avait alerté en fin d'année 2014 le Défenseur des Droits sur les grandes difficultés d'accès des étudiants aux soins et constate que les conclusions du rapport rejoignent celles des rapports du Sénat, de la Cour des Comptes et de l'Inspection Générale des Affaires Sociales. Depuis 2 ans, et alors que quatre rapports différents pointent l'insuffisance du régime, la situation n'a pas évolué et le Gouvernement n'a toujours pas pris la responsabilité d'une réforme ambitieuse. Les étudiants ne se contenteront pas d'énièmes promesses d'amélioration et la FAGE exige que la gestion de la sécurité sociale ne soit plus confiée aux mutuelles, et qu'il soit mis fin de toute urgence au régime délégué de sécurité sociale étudiante afin de réintégrer au plus vite tous les étudiants à la caisse nationale d'assurance maladie".

CNESER : la FAGE dénonce la faiblesse des moyens alloués aux établissements

Ce matin, le CNESER a rejeté la proposition de répartition des moyens pour l’année 2015 aux établissements d’Enseignement Supérieur par 49 voix contre, 1 voix pour et une abstention. Le CNESER a estimé que les moyens alloués aux établissements pour l’année 2015 ne pouvaient suffire pour atteindre les objectifs de démocratisation de la réussite et d’amélioration de notre système d’enseignement supérieur et de la recherche.

Prime d’activité : les étudiants et les apprentis ne doivent pas être les grands perdants du dispositif

Alors que le Président de la République annonçait dimanche 19 avril l’élargissement du droit à la prime d’activité à l’ensemble des jeunes de 18 à 25 ans qui travaillent, le projet de loi qui sera présenté ce mercredi en conseil des Ministres exclut les étudiants salariés et les apprentis du dispositif.

Rapport Bartolone : la FAGE salue le soutien du président de l’Assemblée Nationale à l’année de césure !

Après avoir remis au Président de la République son rapport «Engagement citoyen et appartenance républicaine» résultant de la mission de réflexion sur l’engagement et sur le renforcement de l’appartenance républicaine, Claude Bartolone a tenu une conférence de presse pour en dévoiler les principales propositions.

Bourses étudiantes : des milliers de dossiers non-traités !

Depuis le 15 janvier 2015, les étudiant-e-s et futur-e-s étudiant-e-s sont appelé-e-s à remplir en ligne leur Dossier Social Etudiant. Le dépôt de ce dossier est la première condition afin de pouvoir bénéficier d’une aide sociale du CROUS et notamment d’une bourse.

Si la procédure est lancée depuis plus de deux mois, les CROUS ne sont toujours pas en mesure d’instruire les dossiers qui s’empilent jour après jour au sein de leurs services. La FAGE dénonce une situation périlleuse qui risque de nuire concrètement à des dizaines de milliers d’étudiant-e-s. Sans notification de ses droits aux bourses, une part importante d’étudiant-e-s risque de remettre en cause son projet d’orientation ou de poursuite d’études.

Mutuelles étudiantes : le gouvernement ne peut plus feindre l’ignorance !

Hier, l’émission “Envoyé Spécial” de France 2 diffusait un reportage d’investigation sur les mutuelles étudiantes. Le travail des journalistes a permis de mettre à jour et de rendre public des pratiques choquantes et ce, à tous les niveaux.

Après cette diffusion, le gouvernement ne peut plus feindre l’ignorance. La FAGE sollicite ainsi monsieur le premier ministre, Manuel Valls, afin qu’il intervienne immédiatement dans le dossier.

CROUS : La FAGE appelle à renforcer le service public, non à le démanteler !

La cour des comptes a présenté hier son rapport public annuel pour la partie 2015. Au sein du chapitre dédié à l’enseignement supérieur, une large étude est menée sur le réseau des oeuvres universitaires et scolaires. La cour des comptes préconise une modernisation indispensable, basée sur une liste de propositions de réformes.

Service civique : le Président de la République s'engage pour les jeunes

À l’occasion de sa 5ème conférence de presse ce 05 février, François Hollande a annoncé sa volonté d’atteindre 160 000 volontaires d’ici cet été, afin que tous les jeunes qui en feront la demande puissent bénéficier d’un service civique. La FAGE se réjouit de cette annonce, qui vient conforter un dispositif qui a fait ses preuves et réfuter l’idée d’un service obligatoire à laquelle la FAGE s’était fermement opposée.

La FAGE inaugure quatre nouvelles AGORAé

Tout au long du mois de février, la FAGE inaugurera quatre nouvelles AGORAé, à Caen, à Reims, à Amiens et à Valenciennes.

Les AGORAé sont des espaces d’échanges et de solidarité composés d’un lieu de vie ouvert à tous et d’une épicerie solidaire accessible sur critères sociaux.

Service obligatoire : le sens civique ou la prison !

Mardi, le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale annonçait l’ouverture, avec l’aval du Gouvernement, d’un groupe de travail devant déterminer les modalités de mise en place d’un service obligatoire non indemnisé, pour tous les jeunes de 16 à 26 ans.

La FAGE s'oppose fermement à cette annonce qui acte un revirement inacceptable alors que le Gouvernement s’engageait, il y a quelques jours, à investir dans le dispositif actuel de service civique pour permettre à chaque jeune qui le souhaite de s’engager.

La FAGE obtient 4 sièges sur 8 au CNOUS

La FAGE réalise un score historique de 78 voix, soit 13 de plus qu’aux précédentes élections de janvier 2013. Ce score permet à la FAGE d’obtenir un siège supplémentaire au sein du conseil d’administration du CNOUS, portant ainsi à 4 sur 8 le nombre de sièges occupés par la FAGE dans cette instance. Par ce résultat, la FAGE enregistre la plus grande progression du scrutin.

Décentralisation : les engagements de la loi Fioraso sur la carte des formations doivent être tenus !

Lundi 19 Janvier 2015, à l’occasion d’un débat en commission au Sénat autour du projet de loi de décentralisation,un amendement octroyant aux régions un droit de veto sur l’ouverture de formations d’enseignement supérieur a été adopté. Le gouvernement ne s’est pas opposé à cette proposition, reniant ainsi les garanties qu’il avait lui-même fournies sur le rôle des régions dans l’enseignement supérieur avec l’adoption de la loi Fioraso du 22 Juillet 2013.

Communiqué collectif de soutien et de solidarité suite à l'attaque contre Charlie Hebdo



La FAGE est signataire d'un communiqué de presse collectif issu de l'Intersyndicale ESR et réaffirme son soutien et sa solidarité suite à l'attaque contre Charlie Hebdo.

Sections professionnelles supérieures : aveu d’échec ou fausse bonne idée ?

Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur, a lancé aujourd’hui une mission visant à examiner les conditions de mise en place d’une nouvelle filière : la section professionnelle supérieure.

La FAGE salue la volonté du ministère de vouloir se pencher sur un problème réel, celui du devenir des bacheliers professionnels dans l’enseignement supérieur. Il est en effet à noter que le taux de réussite de ces derniers en licence avoisine les 4%. De plus, parmi les bacheliers professionnels ayant choisi de s’inscrire en BTS, seuls 50% ont obtenu leur diplôme contre 88% pour les bacheliers généraux (Les étudiants / Repères et références statistiques - édition 2014)

Cependant, la FAGE ne peut que s’étonner du contenu de la lettre de mission et de son diagnostic. Si certains bacheliers professionnels s’orientent vers l’université, c’est davantage car les places des IUT et des BTS sont pourvues par des bacheliers généraux, qui ne sont initialement pas le public cible de ces établissements, et pour se donner du temps afin de préciser leurs choix d’orientation. Les jeunes ont en effet bien compris qu’une sortie de l’enseignement supérieur se traduisait trop souvent par une exclusion définitive du système éducatif.

De plus, la création d’une nouvelle filière ne pourra que rajouter de l’illisibilité à un paysage de l’enseignement supérieur déjà extrêmement complexe. Quid de l’existence des BTS et des IUT en parallèle de cette nouvelle filière ? Le manque de lisibilité des étudiants devant l’enseignement supérieur n’en sera que plus grand, concourant à exacerber une hiérarchie déjà trop prégnante entre filières.

La création de cette filière n’est finalement que l’aveu d’échec de la priorisation des bacheliers technologiques vers les IUT et des bacheliers professionnels vers les BTS consacrée avec la loi ESR de Juillet 2013.

La FAGE s’opposera donc à toute proposition visant à faire de cette nouvelle filière une voie de garage pour les bacheliers professionnels.

La FAGE rappelle que la question du devenir des bacheliers professionnels ne saurait être traitée en faisant l’économie du rappel des rôles fondamentaux des formations BTS et IUT, aujourd’hui détournées de leur mission première : l’insertion professionnelle directe.

La FAGE demande que cette mission puisse réaffirmer le fait que les IUT et BTS ont respectivement vocation à accueillir les bacheliers technologiques et les bacheliers professionnels.

Enfin, la FAGE rappelle la nécessité de réformer l’organisation des filières dans le secondaire afin de traiter de la question de l’articulation entre secondaire et supérieur.

Le gouvernement revient sur la baisse de 70M€ au budget des universités

LA FAGE prend acte et se félicite de la potentielle annulation de la baisse de 70 M€ sur le budget 2015 des Universités. Dans l’attente d’une confirmation officielle du gouvernement, la FAGE restera mobilisée et vigilante.

Cette annonce est un soulagement pour l’ensemble de la communauté universitaire et particulièrement des étudiant-e-s. Elle devrait permettre aux universités de continuer à assurer avec qualité la mission de service public qui leur est confiée : faire accéder et réussir tou-te-s les étudian-te-s.

La FAGE regrette cependant qu’il ait fallu une mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur pour que le gouvernement revienne sur cette baisse. Il y a un réel problème de méthode du côté de Bercy dans l’établissement du budget des universités, ainsi qu’un sérieux problème de dialogue social au ministère de l’enseignement supérieur qui ont tous deux conduit à cette journée nationale d’action.

Si l’Etat semble se diriger vers un respect de ses engagements budgétaires, la FAGE demande l’ouverture immédiate de discussions autour de la réforme de la pédagogie, véritable corollaire du budget dans la réussite des étudiant-e-s. Des travaux doivent êtres menés rapidement sur la question des rythmes universitaires, de l’année de césure, de la réforme du master, de la pédagogie centrée autour de l’étudiant ainsi qu’autour du numérique.

Alors qu’un rapport parlementaire devant dresser l’état des charges imposées aux universités et non compensées par l’Etat a été annoncé au Sénat, la FAGE demande au gouvernement de prendre en compte ses conclusions futures afin de garantir

[Verbatim] Réaction d'Alexandre Leroy à propos du retour probable des 70M€ supprimés dans le budget de l'ESR

"Nous sommes soulagés par cette éventualité mais restons vigilants et mobilisés. La FAGE regrette cependant qu'il ait fallu en venir à la mobilisation pour que le Gouvernement ouvre les yeux sur l'impossibilité pour les universités d'opérer leur mission de service public avec un budget en baisse. Il y a clairement un problème de méthode du côté de Bercy, et un problème de dialogue du côté du ministère de l'enseignement supérieur ! La FAGE demande au gouvernement l'ouverture immédiate de discussions autour de la réforme de la pédagogie, corollaire direct du budget dans la réussite de tous les étudiants !"

Budget des universités : les promesses n’ont jamais construit d’amphi !

Mardi 18 Novembre 2014 l’Assemblée Nationale votait le Projet de Loi de Finances pour l’année 2015. Alors que la jeunesse et l’éducation sont des priorités affichées par le Président de la République depuis deux ans, la FAGE ne peut que déplorer le recul du Gouvernement sur son engagement à sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. En effet, une série d’amendements proposés par le Gouvernement, aboutissant à une réduction drastique de 136 millions d’euro, a été adoptée. Ces amendements visent directement et à hauteur de 70 M€ la politique de formation des universités, et donc les conditions d’études des jeunes.

Face à ce constat, et malgré les efforts du Sénat, le 3 décembre 2014, dans le rétablissement du budget initial de la MIRES, la FAGE déplore que le Gouvernement n’ait toujours pas communiqué clairement son intention de revenir sur cette coupe et d’investir plus et mieux dans l’enseignement supérieur et la recherche.

La FAGE a donc fait le choix de se mobiliser et mène actuellement des opérations d’information, de sensibilisation et de mobilisation des étudiants dans de nombreuses universités. La FAGE demande au Gouvernement de revenir sur cette coupe budgétaire :

  1. Pour garantir un accès à tous à l’enseignement supérieur. Le Gouvernement doit être cohérent entre ses promesses et ses actes afin de faire de la jeunesse une réelle priorité ! Trop d’universités réduisent aujourd’hui leurs capacités d’accueil. La démocratisation de l’enseignement supérieur ne peut venir que d’un investissement fort de l’État !
  1. Pour une véritable révolution pédagogique. Annoncée comme le chantier principal du ministère, la révolution des pratiques pédagogiques doit passer par un investissement massif dans des équipements modernes et adaptés aux besoins des étudiant-e-s en se basant notamment sur le numérique !
  1. Pour un réel accompagnement vers la réussite de toutes et tous. La réussite étudiante ne pourra passer que par une augmentation du taux d’encadrement des étudiant-e-s. C’est la condition sine qua non pour un meilleur accompagnement pédagogique des étudiant-e-s, afin de garantir à chacun le droit à la réussite.

La FAGE rappelle que chaque euro retiré à l’éducation et à l’enseignement supérieur tombe inéluctablement dans la poche de l’obscurantisme, de la résignation et de la régression sociale. Donner la priorité à la Jeunesse c’est agir pour son insertion sociale et professionnelle, pour son épanouissement et sa réussite !

Un projet de loi de finances est la traduction de la politique d’un gouvernement. Les promesses ne construiront pas les amphithéâtres qui manquent aujourd’hui. Les promesses ne payeront pas les enseignant-e-s, les chercheuses et les chercheurs dont notre enseignement supérieur à besoin. Les promesses n’assureront pas une rénovation pédagogique au service de la réussite de toutes et tous.

La FAGE s’inquiète de ce qu’expliqueront nos représentants politiques à une jeunesse qui peine déjà à accorder sa confiance lorsque ne resteront seulement des promesses. La FAGE appelle le gouvernement à donner immédiatement et clairement des garanties concrètes sur sa volonté de permettre aux universités de remplir leurs missions de service public.

Téléthon 2014 : la FAGE et ses associations récoltent 250 000 euros

Le week-end du 6 et 7 de?cembre s’achevait la 28e?me e?dition du Te?le?thon. Depuis plus de dix ans, la FAGE, partenaire de l’Association Franc?aise contre les Myopathies, et les associations étudiantes s’engagent dans ce marathon caritatif en faveur de la recherche sur les maladies rares.

Plaçant la solidaritéet la prévention au coeur de leurs actions, les associations de la FAGE se sont mobilisées tout au long de ces dernières semaines. Plusieurs centaines d’actions de sensibilisation et de prévention, de collecte et d’animations ont ainsi été mises en oeuvre en faveur d’une recherche toujours plus innovante et performante.

Forte de cette mobilisation massive et des valeurs de solidarité partagées par les associations étudiantes, la FAGE a su convaincre les e?tudiants et le grand public de l’inte?re?t d’une participation massive a? ce de?fi. Elle récolte ainsi cette année plus de 250.000 euros pour le Téléthon.

Moment fort d’engagement citoyen, le Téléthon est l’occasion chaque année d’informer la jeunesse sur le ro?le qu’elle joue en tant qu’acteur a? part entie?re de la socie?te?, y compris dans les actions de solidarite?.

Aujourd’hui, le dynamisme, l’expertise et l’organisation des associations e?tudiantes font de ces dernie?res l’un des piliers incontournables pour sensibiliser et impliquer la jeunesse vers une socie?te? plus concerne?e et plus solidaire.

La FAGE fe?licite et remercie tous les e?tudiants qui ont contribue? a? cette re?ussite.

Budget de l’ESR : le gouvernement doit prendre ses responsabilités !

Ce matin, à l’occasion de la présentation devant le Sénat du projet de loi de finances 2015, les sénatrices et les sénateurs ont fait le choix de refuser la baisse de 136 M€ imposée au budget initial de l’enseignement supérieur et de la recherche pour l’année 2015. Cette diminution concernait notamment, pour 70M€, le budget de fonctionnement des universités.

Cette décision fait suite à l’adoption à l’unanimité d’un amendement en commission. La FAGE salue l’initiative du Sénat, ainsi que la manifestation de son refus d’assister à l’hypothèque de la réussite étudiante sous prétexte d’économies de bouts de chandelle.

Cette diminution de 136 M€ doit être appréhendée au regard de la situation véritable de nos universités. De plus en plus de jeunes font le choix de poursuivre leur cursus au sein d’une formation universitaire, en cohérence avec les objectifs fixés par le gouvernement. Nous devons nous en réjouir. Cependant, s’il est avéré qu’il est difficile de maintenir un enseignement de qualité dans des conditions satisfaisantes à budget constant pour plus d’étudiant-e-s, il est certain que cela devient impossible en réduisant les crédits alloués aux universités.

Cette diminution intervient alors que la situation budgétaire des universités est déjà très tendue, notamment à cause de l’absence de compensation intégrale par l’Etat du glissement vieillesse technicité (GVT) ainsi que des exonérations des frais d’inscription des étudiant-e-s boursier-e-s. Le gouvernement demande ainsi aux Universités d’être en mesure d’assumer de nouvelles charges avec un budget toujours plus serré. Cette problématique a d’ailleurs fait l’objet d’un amendement adopté en commission, exigeant du Gouvernement la publication d’un rapport sur les dépenses additionnelles obligatoires non compensées intégralement par l’Etat.

La FAGE déplore ainsi l’incohérence consistant à fixer des objectifs ambitieux et louables d’accessibilité à l’enseignement supérieur et de réussite étudiante tout en diminuant l’effort financier. Si le budget est la manifestation de la volonté politique, force est de constater l’absence de volonté.

Si les efforts du Sénat dans le rétablissement du budget initial de la MIRES constituent un signal positif envoyé aux étudiant-e-s et à l’ensemble de la communauté universitaire, la FAGE considère que la responsabilité de la garantie d’une préservation du budget revient au Gouvernement.

La FAGE demande ainsi au Gouvernement de revenir lui-même sur la diminution qu’il a commandé aux député-e-s le 18 novembre dernier. La FAGE demande à ce que le Gouvernement s’engage immédiatement à préserver les moyens alloués aux Universités et à la réussite des étudiant-e-s. Le cas contraire serait l’aveu du renoncement de la priorité qu’accordait le candidat Hollande à la Jeunesse, lors de la campagne présidentielle de 2012.

Elections CROUS 2014 : Progression historique de la FAGE avant les élections CNOUS de Janvier

Depuis deux semaines, les étudiants de France ont été amenés à désigner leurs représentants au sein des Conseils
d’Administration des CROUS. Avec 70 sièges, la FAGE se place comme l’unique organisation en progression, en remportant 13 sièges de plus qu’en 2012. Toutes les autres organisations étudiantes régressent en termesde voix et de sièges obtenus. Le résultat de cette première phase électorale visant à renouveler la représentation
étudiante du réseau du CNOUS et des 28 CROUS est historique pour la FAGE et confirme sa dynamique de progression
générale lors de chaque scrutin depuis 2008.

La FAGE remporte aussi la majorité des voix dans 16 des 28 Académies, enregistrant une progression du nombrede listes déposées.

Les étudiants ont été convaincus par un programme ambitieux, plaçant en son coeur la défense du servicepublic, le réinvestissement financier de l’Etat dans le logement et la restauration et l’exigence d’un choc desimplification des aides sociales visant à mettre en place l’Aide Globale d’Indépendance.

Cette élection marque ainsi la première étape d’un processus électoral visant à élire les représentants étudiants au
sein du Centre National des OEuvres Universitaires et Scolaires. Les 196 élus étudiants, et plus particulièrement les
30 élus non-affiliés à une organisation représentative devront ainsi choisir l’organisation étudiante nationale qui les
représentera au CNOUS. Ces élections, qui se dérouleront en janvier 2015, déterminent selon la loi la représentativité des
organisations étudiantes. La FAGE, actant ses résultats historiques, est d’ores et déjà en position pour prétendre yobtenir la majorité des voix et la place de première organisation étudiante.
Forte de ce plébiscite, la FAGE appelle le gouvernement à ouvrir sans délai des négociations au sujet des conditions de
vie et d’études des étudiants et de l’accessibilité à l’enseignement supérieur.

Lors du vote, mercredi dernier, du budget du CNOUS, la FAGE a exprimé son opposition à la diminution du budgetdu logement étudiant et a rappelé qu’une politique ambitieuse en faveur de la jeunesse ne pouvait se traduirepar des restrictions budgétaires et devait faire l’objet d’un réel investissement en faveur de la réussite de tous.
En votant contre ce budget, la FAGE a aussi tenu à rappeler l’attachement des étudiants de France au service public, et
aux missions sociales des CROUS.


La FAGE demandera au gouvernement d’ouvrir plusieurs chantiers avant la rentrée 2015 :

La poursuite de l’effort et de l’investissement dans le système des bourses étudiantes, devant mener à la mise en
place de l’Aide Globale d’Indépendance et permettre à chaque étudiant de bénéficier d’une aide du CROUS, revalorisée
et calculée sur ses besoins.

Un réinvestissement significatif dans la restauration à tarification sociale et dans le logement devant notamment
se traduire par une diminution du prix de ticket de restauration universitaire et par la tenue de l’objectif du plan 40 000
logements.

L’ouverture des négociations autour de l’accès aux soins de tous les étudiants devant mettre fin à la délégation
de service public accordée aux mutuelles étudiantes dans le cadre de la gestion de la sécurité sociale des étudiants.

Budget 2015 de l’ESR : un recul inexplicable du gouvernement

Mardi 18 novembre 2014, l’Assemblée Nationale votait le Projet de Loi de Finances pour l’année 2015. Alors que la jeunesse et l’éducation sont des priorités affichées par le Président de la République depuis deux ans, la FAGE ne peut que déplorer le recul du Gouvernement sur son engagement à sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche.

En effet, une série d’amendements proposés par le Gouvernement, aboutissant à une réduction historique et drastique de 70 millions d’euros, a été adoptée. Ces amendements visent directement la politique de formation des universités, et donc les conditions d’études des jeunes.

Un projet de loi de finances est la traduction de la politique d’un gouvernement. Alors que les promesses et les engagements se succèdent en faveur d’un investissement dans la jeunesse, dans l’éducation et dans l’enseignement supérieur, force est de constater qu’elles ne se traduisent pas dans le texte adopté mardi dernier par nos députés.

La FAGE s’inquiète de voir qu’en l’état actuel, les objectifs ne pourront pas être tenus. Alors que les jeunes faisant le choix de l’enseignement supérieur sont de plus en plus nombreux chaque année, nécessitant mécaniquement plus d’encadrement, plus de matériel et plus de moyens, le gouvernement fait le choix de réduire le budget accordé à la réussite des jeunes. Ceci est d’autant plus inquiétant puisque n’ayant fait l’objet d’aucune consultation des organisations étudiantes.

Consultée, la FAGE aurait pu démontrer que derrière les chiffres de budgets de plus en plus serrés, ce sont des milliers d’étudiants que l’on écarte de leur choix d’orientation à cause de capacités d’accueil insuffisantes. Ce sont des centaines de milliers d’étudiants qui ne profitent pas d’innovations pédagogiques pourtant nécessaires à leur réussite.

Consultée, la FAGE aurait soutenu qu’il faut aujourd’hui, dans un souci d’intérêt général et dans une vision d’avenir, investir dans notre enseignement supérieur et pérenniser un système ouvert, public et innovant permettant la réussite de tous.

Alors que des dizaines de milliers d’étudiants prennent actuellement part aux élections étudiantes, réclamant plus de justice sociale et un meilleur accompagnement vers la réussite, le symbole renvoyé est néfaste et incompréhensible.

La FAGE demande au Gouvernement et aux parlementaires de revenir sur cette amputation du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. La FAGE demande à ce que les engagements budgétaires permettent d’atteindre les objectifs fixés de 50% d’une classe d’âge diplômée d’une licence. La FAGE demande que soit renforcé un système d’enseignement supérieur et de recherche performant, ouvert, accessible et en mesure de remplir les missions de formation, d’émancipation et d’insertion professionnelle des 2,4 millions d’étudiants de France.

« Service civique universel » : une fausse bonne idée !

Lors de son intervention télévisée du 6 novembre dernier, le Président de la République a exprimé le vœu de créer un « service civique universel », d’une durée de trois mois, non indemnisé.

Si la FAGE soutient le dispositif du service civique, véritable étape de vie, elle s’interroge néanmoins sur la confusion qu’induisent les propos du Président de la République.

La FAGE est attachée à la conception du service civique en tant qu’élément clé du parcours citoyen, temps de brassage social proposé et accessible à tous les jeunes grâce à l'indemnisation. Cette conception implique que le dispositif soit tourné tant vers des actions d’intérêt général que vers l’apprentissage actif de la citoyenneté permettant aux jeunes d’avancer dans leur projet personnel. Le service civique doit ainsi être un engagement à plein temps, reconnu, valorisé et d’une durée de six à douze mois afin de permettre l'intégration dans un projet et l'exécution d'une réelle mission.

Alors que le budget actuel de l’Etat ne prévoit le financement que de 45 000 missions de service civique, la FAGE appelle le Gouvernement à donner de l’ampleur au dispositif en permettant sa montée en charge progressive jusqu’au 100 000 missions prévues pour 2017.

Pour autant, il est inenvisageable que les perspectives du service civique se dessinent dans les lignes d’un projet visant à mettre en place une période de bénévolat de trois mois pour tous les jeunes. Le bénévolat des jeunes ne peut et ne doit pas être qualifié de service civique ; il s’agit de deux engagements différents bien que complémentaires.

La volonté de permettre à tous les jeunes de s’engager et d’exercer leurs responsabilités civiques est louable. Cependant la réponse proposée par le Président de la République n’est pas la bonne. La FAGE craint que de la confusion induite entre les formes d’engagement, ne naissent de réelles remises en question du service civique au profit d’un dispositif de bénévolat généralisé moins ambitieux que ne peut l’être le service civique.

Notre pays a besoin de la mobilisation de sa jeunesse et le service civique revêt un enjeu majeur de cohésion nationale. Cette expérience de vie, engagement « gagnant-gagnant » des jeunes et de la société a déjà prouvé son succès.

La FAGE appelle donc le Président de la République à clarifier ses intentions suite à cette annonce et à réaffirmer sa volonté de se donner les moyens de développer le service civique au regard de ses principes fondamentaux : ceux d’un engagement reconnu, valorisé et accessible à tous, offrant aux jeunes un encadrement, une formation et un accompagnement au sein d’un projet d’intérêt général d’une durée minimale de six mois. 

European School of Law : l'Université Toulouse 1 oublie t-elle sa mission de service public ?

Mardi 4 novembre, Bruno Sire, président de l'université Toulouse 1 (UT1) Capitole proposera la création du Diplôme Universitaire (DU) « Études Européennes », rattaché à l'"European School of Law", et ce, malgré l'opposition d'une grande partie de la communauté universitaire, en premier lieu celle des élus étudiants Bouge ta Fac de l'ARES et de l'AGEMP, fédérations adhérentes à la FAGE.

Plus qu'un projet idéologiquement révoltant, mettant en place une sélection à l'entrée et des frais d'inscriptions de 3 500€, sans exonération possible pour les étudiants boursiers, ce projet est illégal.

En effet, l'obligation de réaliser un stage de minimum 6 mois en entreprise est illégal au regard de la loi relative à l'encadrement des stages adoptée par le Parlement cet été. Ce vote ne doit donc pas constituer un blanc-seing confié à l'UT1. De plus cette formation vient en confrontation avec des formations déjà dispensées par l'université, ne respectant pas l'esprit de cohérence pédagogique des sites universitaires exigée par le cadre national des formations.

Pour seule réaction aux condamnations des élus étudiants, Bruno Sire déclarait samedi dans les colonnes de la Dépêche du midi, qu'un étudiant se devait de régler des frais d'inscription égaux au coût de leurs études. Il s'agit là d'une totale négation du service public d'enseignement supérieur.

Non content de remettre en question la logique de financement public de l'enseignement supérieur, Bruno Sire semble être convaincu que l'avenir de l'enseignement supérieur doit se dessiner dans une logique élitiste.

La FAGE, l'ARES et l'AGEMP appellent les membres de la communauté universitaire de l'université Toulouse 1 à ne pas succomber aux sirènes de la sélection. Les élus Bouge ta Fac s'opposeront quant à eux à cette initiative qui ne peut que rappeler le projet similaire HEAD -Hautes Ecoles Appliquées en Droit- de l'université Paris 1, rejeté à l'époque par la FAGE et ses fédérations.

L'avenir de l'enseignement supérieur ne doit pas passer par la mise en place de diplômes d'universités, échappant à toutes formes de régulation tarifaire et pédagogique. L'université Toulouse 1 ne doit pas faire le choix sordide de l'Université Paris Dauphine de se détourner de sa mission de service public.

La FAGE, l'ARES et l'AGEMP appellent le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche à condamner ce projet illégal et non conforme à l'ambition d'un système de formation supérieur ouvert à tous et garant de la réussite du plus grand nombre.

Dénonciation de l'adossement de la LMDE à la MGEN : la réaction de la FAGE

« Le renoncement de la MGEN démontre que le régime actuel de sécurité sociale des étudiants ne fonctionne plus et ne peut plus fonctionner.

Le plan proposé par la LMDE et la MGEN ne résoudra pas les problèmes quotidiens que rencontrent les centaines de milliers d'étudiants que l'on berce de promesses depuis des années.

C'est le régime qu'il faut modifier, pas les acteurs. La FAGE refusera avec fermeté que la poussière soit de nouveau mise sous le tapis : les étudiants veulent que leur santé soit gérée directement par l'Assurance Maladie. D'ailleurs, en seulement 4 jours, nous avons déjà recueillis 20 000 signatures au manifeste que nous avons publié en ce sens.

Le gouvernement doit cesser de se cacher derrière son petit doigt, prendre sa responsabilité et tenir ses deux engagements respectivement en faveur de la jeunesse et d'un choc de simplification, en mettant définitivement un terme à la délégation de service public accordée aux mutuelles étudiantes »

Mutuelles Étudiantes : stop au sacrifice de notre santé !Les étudiant·e·s veulent une vraie sécurité sociale

Depuis plusieurs mois la FAGE mène campagne afin de faire cesser l'omerta qui règne autour du régime de sécurité sociale étudiante et des « mutuelles » étudiantes qui le gèrent. Persistance de dysfonctionnements graves, techniques de ventes scandaleuses, gestion lamentable ; ce régime témoigne quotidiennement de son incapacité à protéger les étudiants et à répondre à sa mission de service public. Ainsi, la FAGE lance une mobilisation sur les campus de France, ainsi qu'un manifeste 1 afin de mettre le gouvernement et l'ensemble des parlementaires face à leur responsabilité.

Alors qu'au printemps, le gouvernement et les mutuelles étudiantes promettaient des améliorations substantielles dans la gestion des dossiers, force est de constater que les témoignages2 recueillis par la FAGE depuis la rentrée apportent un cinglant démenti à ce discours. Il est toujours plus compliqué pour un étudiant de joindre son conseiller, les retards de délivrance de carte vitale sont toujours plus nombreux et les délais de remboursements s'allongent.

Conséquence de cette gestion défaillante, 65 % des témoignages pointent des difficultés et retards de remboursements, qui se répercutent sur l'accès aux soins des étudiants. Alors que 16,2 % d'entre eux déclarent renoncer à se soigner, comment accepter que la mauvaise gestion des mutuelles étudiantes et leurs délais trop long de remboursement participent activement au renoncement aux soins, et à la dégradation de l'état de santé des étudiants ? Le gouvernement tolérera t-il encore longtemps que son immobilisme les place dans une situation de non-recours au droit fondamental qu'est le droit de se soigner ?

Bien qu'il ait pris acte de ces graves dysfonctionnements, le gouvernement maintient le flou le plus total sur ses intentions. Les liens ambigus entretenus par les mutuelles et certains membres du gouvernement, précédent ou actuel, et des différents cabinets posent la question de la sincérité de l'arbitrage que le premier ministre a effectué au printemps, réaffirmant le soutien du gouvernement à ce régime inefficace. UFC Que-Choisir a d'ailleurs, dès Juin 2014, reposé la question des « emplois politiques » au sein de ces structures, notamment à travers le cas de Laurence Rossignol, Secrétaire d'état à la Famille et aux personnes âgées.

Alors que l'accès aux soins des jeunes est de plus en plus préoccupant, la FAGE enjoint le président Hollande à respecter la priorité qu'il a accordé à la jeunesse, et à faire de l'accès au droit commun une réalité plus qu'un slogan. La FAGE demande à ce que soit ouvert dès cet automne le chantier du transfert de la gestion de la sécurité sociale étudiante, des mutuelles étudiantes vers l'Assurance Maladie.

1. Lien vers le manifeste
2. Lien vers la page Témoignages sur le site de la FAGE

Décision du Conseil d'Etat sur les bourses au mérite : la réaction de la FAGE

"La FAGE prend acte de la décision du conseil d'état de suspendre l'application de la suppression des bourses au mérite. Certains étudiants ont en effet été placés dans la situation délicate de ne pouvoir anticiper la suppression du dispositif d'aides au mérite à cause de son annonce tardive.

Pour autant, la FAGE rappelle que l'objectif des efforts de réformes des aides sociales à destination des étudiants doit être un objectif de globalité et de cohérence. Il faut poursuivre la réforme, en remettant à plat tous les dispositifs existant, bourses au mérite comprises, afin de créer une aide unique, l'Aide Globale d'Indépendance. Cette aide, l'AGI, doit permettre à tous les étudiants de bénéficier d'une bourse à la hauteur de leurs besoins, calculée sur les revenus déclarés de leur foyer fiscal de rattachement. Cette aide doit permettre à beaucoup plus d'étudiants d'être aidés. Elle doit prévoir un accompagnement des étudiants en situation de rupture familiale. La FAGE enjoint le gouvernement de poursuivre la remise à plat des différentes aides sociales et de mettre en place un dossier social unique, et une aide unique, l'Aide Globale d'Indépendance".

La FAGE publie les résultats de son enquête alcool

Dans le cadre de démarche globale de promotion de la santé auprès des jeunes, la FAGE a lancé entre mars et mai 2014 une étude sur la consommation d'alcool. Le questionnaire, réalisé en partenariat avec la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routière, la Plan Départemental d'Action et de Sécurité Routière de Paris, Macif Prévention et Entreprise & Prévention, a recueilli plus de 3 000 réponses.

Alors que Marisol Touraine présentait ce matin son projet de loi de santé en conseil des ministres, plaçant la lutte contre les addictions comme priorité, l'enquête de la FAGE revient sur les habitudes de consommation des jeunes. Elle fait notamment le lien entre la fréquence et le volume de consommation : les consommateurs réguliers sont ceux qui consomment le plus. Ainsi, 46% des sondés qui déclarent boire une fois par jour admettent consommer plus de 4 verres à chaque occasion.

Si les actions de prévention, notamment au cours des soirées étudiantes, sont jugées utiles par plus de 8 répondants sur 10, l'impact de ces messages reste faible auprès des plus grands consommateurs (buvant tous les jours et plus de 4 verres) : ils sont plus de 7 sur 10 à ne pas se sentir concernés. Les efforts menés par les organisateurs sont d'ailleurs en partie remis en question par le fait que 77% déclare consommer avant d'aller en soirée.

Au-delà de ces éléments de diagnostic sur les habitudes de consommation des jeunes, l'enquête a pour objectif de réfléchir aux leviers d'action permettant d'agir de manière efficace auprès de cette population particulièrement exposée. L'importance qu'accorde la FAGE à la démarche par les pairs est confirmée par cette enquête. En effet, 71,4% des sondés se déclarent plus sensibles à un message de prévention lorsqu'il est délivré par une personne du même âge. L'impact sur la consommation est réel puisque 31,5% des sondés disent réduire leur consommation car plus conscients des risques.

Il est aujourd'hui nécessaire d'appréhender la prévention dans une démarche globale, ne pas se limiter à la réduction des risques au cours de la soirée. En effet, si la FAGE agit aujourd'hui à la fois sur les lieux de vie et d'études et lors des soirées étudiantes, elle se doit d'innover pour agir sur la consommation faite dans la sphère privée. Faire prendre conscience de l'imprégnation d'alcool sur la durée avec un outil de simulation mesurant les pics d'ivresse, favoriser la limitation des doses d'alcool disponibles par personne lors des évènements étudiants, interdire l'accès aux soirées en cas d'alcoolisation excessive ou encore former et sensibiliser aux doses d'alcool, souvent mal utilisées dans le cadre privé, sont des pistes à poursuivre.

Plus que des mesures stigmatisantes envers les populations à risques, la FAGE demande donc que l'innovation et l'action par les pairs soient au cœur du nouveau projet de loi de santé. Ce n'est que par la responsabilisation et l'action de fond tendant à modifier les habitudes et à susciter la prise de conscience que la lutte contre la consommation excessive d'alcool pourra porter des résultats conséquents. Aussi, la FAGE enjoint Marisol Touraine à ne pas se contenter de mesures répressives, relevant parfois plus du slogan que d'une solution durable. Il est impératif d'accompagner ces mesures d'efforts substantiels quant à l'accompagnement des acteurs locaux et nationaux de prévention, notamment par les pairs.

Alexandre Leroy élu nouveau président de la FAGE

Du 25 au 28 septembre 2014 s'est déroulé le XXVe Congrès de la FAGE, organisé à Strasbourg par l'AFGES (Association Fédérative Générale des Étudiants de Strasbourg). Venus de toute la France, ce sont 350 militants de la FAGE qui ont pu durant 4 jours débattre, se former et confronter leurs idées lors de tables rondes et de colloques.

Cet évènement a été l'occasion de célébrer 25 années de militantisme, de défense des intérêts matériels et moraux des étudiants, et d'innovation sociale en faveur de la jeunesse. Pour autant, cet anniversaire intervient dans un contexte politique et social empreint de méfiance envers la chose publique. Organisation ayant toujours refusé le pessimisme et l'abandon au marasme, la FAGE a consacré ce congrès à la thématique de l'engagement collectif des jeunes, en faveur d'une société plus juste, porteuse de progrès et d'espoir.

Lors de l'assemblée générale, les fédérations, associations générales étudiantes et syndicats membres de la FAGE ont accordé leur confiance à la liste « Générer le pouvoir d'agir ». Alexandre Leroy, étudiant en histoire à Angers, succède ainsi à Julien Blanchet à la présidence de la première organisation de jeunes de France. Alexandre Leroy était depuis deux ans vice-président de la FAGE.

Cette élection a permis de rappeler les priorités de l'action du nouveau bureau national de la FAGE.

Le FAGE réclamera ainsi la mise en place d'un plan de vie étudiante. Ce plan doit poursuivre et achever l'instauration de l'Aide Globale d'Indépendance (AGI) et renforcer l'investissement financier de l'État dans les aides indirectes, notamment en faveur du logement et de la restauration étudiante.

Dans l'intérêt de la réussite de tous les étudiants, la FAGE portera l'ambition d'une nécessaire révolution pédagogique. En cohérence avec le processus de Bologne pour la construction d'un espace européen d'enseignement supérieur, l'approche par compétences plaçant l'étudiant au cœur de son apprentissage doit être appliquée de manière concrète.

Concernant l'accès au droit commun des jeunes, la FAGE rappellera au Président de la République son engagement en faveur de la jeunesse et exigera que la gestion de la sécurité sociale des étudiants ne soit plus déléguée aux mutuelles étudiantes mais confiée à la Caisse Nationale d'Assurance Maladie. La FAGE demandera aussi qu'une « Clause Impact Jeunesse » soit mise en place, afin de prendre systématiquement les jeunes en compte lors de l'élaboration des politiques publiques.

Licenciement d'une étudiante à Lamballe : la réaction de la FAGE

"Cette situation illustre bien la double précarité subie par les étudiants salariés, contraints de se salarier pour poursuivre leurs études, il ne bénéficient que de peu de droits que ce soit à l'Université, ou au sein de l'entreprise. La FAGE demande la création d'un droit opposable au repos d'examen, à l'instar de ce qui existe déjà dans le cadre de l'apprentissage et de la formation en alternance, et l'application des régimes spécifiques d'études permettant aux étudiants contraints de se salarier d'arranger au mieux leurs modalités d'évaluation et la conjugaison de ces deux activités".

Alexandre Leroy, Président de la FAGE

Septembre 2014

Dysfonctionnements de la sécurité sociale étudiante

 Les étudiants recalent les mutuelles étudiantes

Alors que les étudiants viennent d'effectuer leur rentrée, la FAGE, organisation étudiante, et l'UFC - Que Choisir, association de consommateurs, rendent publics aujourd'hui les lamentables résultats d'un appel à témoignages sur la sécurité sociale étudiante qui pointent la persistance des graves dysfonctionnements dans la gestion des mutuelles étudiantes, et lèvent le voile sur les méthodes de vente des mutuelles. Sur la base de ce double constat, les deux associations pressent les pouvoirs publics d'adopter (enfin !) les réformes qui s'imposent.

Les 273 témoignages reçus au cours du 1ersemestre 20141apportent un cinglant démenti aux discours des mutuelles étudiantes, selon lesquelles la qualité de service, si elle avait pu être défaillante par le passé, était revenue dans les clous.

Des mutuelles aux abonnés absents

En réalité, les étudiants témoignent de prestations toujours aussi médiocres. 38 % des témoignages reçus font état de retards dramatiques dans la délivrance de la carte Vitale (jusqu'à 3 ans d'attente), quand 11 % décrivent un parcours du combattant pour faire enregistrer le choix de leur médecin traitant, sans lequel les remboursements perçus sont largement minorés (pour une consultation d'un généraliste par exemple, 5,90 € au lieu de 15,10 €). Face à ces dysfonctionnements, les étudiants sont esseulés, puisque pour 40 % d'entre eux, il s'est avéré impossible d'obtenir une réponse de la part de leur mutuelle (notamment par téléphone, 34 %, et en agence, 13 %).

Des retards de remboursements qui menacent l'accès aux soins des étudiants

Conséquence de cette gestion défaillante, 65 % des témoignages pointent des difficultés et retards de remboursements, qui se répercutent sur l'accès aux soins des étudiants. Alors que 17,4 % d'entre eux déclarent renoncer à se soigner2, comment admettre, comme le dénoncent de nombreux témoignages, que des retards de remboursements puissent atteindre plusieurs centaines d'euros et s'étalent sur plusieurs mois ? Non seulement dommageable pour la santé et le budget des étudiants, cette exception française grève également les finances publiques, puisque les mutuelles reçoivent une subvention de 92,7 millions d'euros par an pour couvrir leurs frais de gestion et de communication.

Formation des « conseillers mutualistes » : le masque tombe

Délégataires d'une mission de service public, les mutuelles étudiantes bénéficient par ce biais d'un accès privilégié aux étudiants pour leur vendre leurs produits commerciaux. Le témoignage exclusif d'une infiltrée (http://www.quechoisir.org/argent-assurance/assurance/assurance-des-personnes/actualite-mutuelles-etudiantes-vendre-des-contrats-a-tout-prix) au sein des formations délivrées par les mutuelles étudiantes à leurs vendeurs le prouve. Loin d'être simplement là pour renseigner les étudiants sur la sécurité sociale, comme le veut leur discours officiel, les jeunes sont formés d'abord et avant tout à des techniques commerciales, parfois agressives, pour vendre le maximum de produits commerciaux (complémentaires santé, banque, fast food). Le tout dans un climat de rivalité exacerbée avec la mutuelle concurrente. Les Universités ne sauraient devenir les centres commerciaux des mutuelles étudiantes.

Devant la piètre performance des mutuelles étudiantes dans leur gestion de la sécurité sociale, la FAGE et l'UFC - Que Choisir pressent le Législateur d'examiner dans les plus brefs délais la proposition de loi sénatoriale visant à rapatrier la gestion de la sécurité sociale étudiante auprès de l'assurance maladie, gage d'un service de meilleure qualité, plus lisible et à moindre coût. De même, les deux organisations exhortent les pouvoirs publics à sanctuariser sans délai les campus vis-à-vis des intérêts marchands des mutuelles, en y interdisant la vente de leurs produits commerciaux.

CONTACT PRESSE : UFC - Que Choisir 01.44.93.19.84 / FAGE 06.75.33.79.30

Nantes Métropole répond à l'appel de la FAGE et interpelle le Premier ministre

 "Le 1er septembre, le gouvernement annonçait le remplacement de la loi ALUR Duflot par la loi ALUR Pinel, renonçant au dispositif d'encadrement des loyers. Alors que la FAGE dénonçait le 18 août, dans son indicateur du coût de la rentrée étudiante, le prix du loyer qui représente parfois plus de la moitié du budget d'un étudiant, cette annonce porte un coup d'estoc aux jeunes qui subissent de plein fouet ce désaveu du gouvernement quant à la "priorité jeunesse". Si l'annonce de la mise en place de la Caution Locative Étudiante le 4 septembre est un soulagement pour les étudiants, le dispositif reste insuffisant.

Face à l'incapacité du gouvernement à mener de lui-même une politique ambitieuse et applicable à l'ensemble du territoire, la FAGE et ses fédérations se mobilisent. Suite à la lettre ouverte envoyée lundi 8 septembre par Interasso Nantes, la métropole de Nantes est la première à répondre à l'appel de la FAGE. Lors d'une conférence de presse cet après-midi, la présidente de Nantes Métropole a en effet annoncé qu'elle enverrait une lettre au Premier ministre, demandant la mise en place d'un dispositif d'encadrement des loyers des logements de petite surface pour la métropole nantaise. Interasso Nantes et la FAGE se félicitent de cette victoire, rendue possible par leur mobilisation, et appellent l'ensemble des territoires à suivre l'exemple afin d'appliquer le dispositif d'encadrement des loyers."

Caution Locative Étudiante : enfin !

Promesse tenue !

Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et la Recherche, annoncera ce lundi l'ouverture de la caution locative étudiante à tous les étudiants. À la rentrée 2013, la FAGE avait été entendue par le Gouvernement, qui annonçait une expérimentation de ce dispositif en promettant sa généralisation à la rentrée 2014. Promesse tenue, l'État pourra se porter garant pour tout étudiant ayant des ressources (sans plancher ou plafond) et âgé de moins de 28 ans.

Alors que 1,12 million d'étudiants se logent dans le parc privé faute de logements sociaux suffisants, cette mesure facilitera l'accès au logement autonome en même temps que la démocratisation de l'enseignement supérieur.

En miroir du prix moyen du « loyer étudiant » calculé par la FAGE dans son indicateur du coût de la rentrée étudiante publié il y a quelques semaines, le secrétariat d'État fixe comme plafond de loyer pour bénéficier du dispositif :

  • 500 € de loyer en province ;
  • 600 € de loyer en Île-de-France ;
  • 700 € de loyer à Paris.

Les étudiants devront s'acquitter d'une cotisation fixée à 1,5 % du montant du loyer. Cette dernière ne pourra dépasser 10,5 € par mois à Paris et 7,50 € en province.

Pour bénéficier de la caution locative étudiante, les étudiants devront s'adresser à leurs CROUS. Malheureusement, à cette période de l'année, beaucoup d'étudiants ont déjà leur logement et ne pourront donc bénéficier ni de la garantie de l'État ni de la limitation des frais d'agence. Le Gouvernement n'a pas intégré que, depuis plus de 10 ans, les étudiants font leur rentrée début septembre.

L'indispensable application de la Loi ALUR Duflot

Si la caution locative étudiante vient compenser la reculade du gouvernement sur la Garantie Universelle des Loyers, elle ne peut faire disparaître le revers infligé aux jeunes par la ministre Pinel.

Les jeunes attendent de la cohérence de la part des pouvoirs publics. Un gouvernement qui souhaite qu'un jeune « vive mieux en 2017 qu'en 2012 » doit nécessairement utiliser le levier du logement. Alors qu'un étudiant consacre parfois plus de 50 % de son budget à son logement (en moyenne 497,80 € par moisIndicateur FAGE du coût de la rentrée étudiante 2014), reculer sur l'encadrement des loyers matérialise l'abandon de la « priorité jeunesse ».

Les jeunes exigent que le projet de loi ALUR Pinel soit abandonné et que la loi initiale ALUR Duflot soit appliquée dans toutes ses dispositions, notamment l'encadrement des loyers, engagement n°22 du candidat François Hollande.

Sur le modèle de Lille ou Grenoble, la FAGE appelle l'ensemble des municipalités à préserver leurs citoyens de l'augmentation insoutenable des loyers en demandant une application de la disposition d'encadrement des loyers.

Loi ALUR Pinel : un revers pour les jeunes

Le 1er septembre, la loi ALUR Duflot est remplacée par la loi ALUR Pinel, du nom de l'actuelle ministre du Logement et de l'Égalité des territoires. Par ce revirement, François Hollande renie l'engagement n° 22 de sa campagne électorale en même temps qu'il sacrifie la « priorité jeunesse ».

Reprenant une demande de la FAGE en faveur des populations les plus fragiles, tels que les jeunes, la loi Duflot devait encadrer les loyers dans les zones urbaines souffrants de la pénurie de logements. Alors même que les étudiants peuvent consacrer parfois plus de la moitié de leurs revenus au logement, la loi Pinel cloue au pilori tout espoir d'augmentation du pouvoir d'achat des étudiants.

Le Gouvernement, reprenant les mots des lobbies, voudrait faire croire qu'une loi, pas encore appliquée, a pu ralentir le rythme des constructions, alors même que la crise du secteur date de 2008. Les 1,12 million d'étudiants1 se logeant dans le parc locatif privé n'acceptent pas ce mensonge justifiant le nouveau dispositif.

Le Premier ministre, pensant que l'augmentation du loyer s'arrête au périphérique parisien, indique qu'une expérimentation sera toutefois menée à Paris. La FAGE note pourtant dans son dernier indicateur du coût de la rentrée une augmentation des loyers en province de 1,01 %. Faudra-t-il attendre une situation aussi dramatique qu'à Paris où le loyer pour un étudiant atteint en moyenne 683,38 euros2 pour que le gouvernement se décide à mener une politique ambitieuse et applicable sur l'ensemble du territoire ?

Avec la loi Pinel, la limitation des frais d'agence prévue dans le projet initial est revue à la baisse dans toutes les zones urbaines. Cette mesure, bien qu'applicable au 15 septembre alors que les étudiants ont déjà signé leur bail, devait annoncer une bouffée d'air pour la rentrée 2015. Là encore, le Gouvernement choisit la voie du renoncement et du macabre calcul des lobbies de l'immobilier. En un an, les frais d'agence pour un logement de petite surface ont pourtant augmenté de 2,18 % à Paris, atteignant 615,04 €, et de 3 % en région, culminant ainsi à 401,72 €.

Alors que la construction d'un logement défiscalisé coûte trois fois plus cher au contribuable qu'un logement social, la FAGE demande le renforcement des moyens de l'État dans la construction de logements sociaux et l'application stricte de la loi ALUR Duflot imposant 25 % de logements sociaux aux communes. De plus, afin de favoriser la construction de logements étudiants, la FAGE demande aux collectivités de faciliter la mise à disposition de foncier en faveur des CROUS. Enfin, la Garantie Universelle des Loyers et le dispositif de Caution Locative Etudiante doivent être appliqués et généralisés.

Matérialisant le renoncement par le Gouvernement à la « priorité jeunesse », les jeunes exigent que le projet de loi ALUR Pinel soit abandonné et que la loi initiale ALUR Duflot soit appliquée dans toutes ses dispositions.

Août 2014

Najat Vallaud-Belkacem nommée Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le 26 août 2014, le Président de la République a nommé Najat Vallaud-Belkacem Ministre en charge de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ce ministère, après avoir vu ses missions s'étendre de l'éducation nationale à l'enseignement supérieur et à la recherche le 3 avril dernier, doit permettre une réelle visibilité de Mme Geneviève Fioraso, secrétaire d'état qui sera en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, levier indispensable au redressement économique de la France.

La FAGE, ayant déjà pu porter les revendications des jeunes de France auprès de Mme Vallaud-Belkacem dans le cadre de ses précédentes fonctions ministérielles, espère pouvoir rencontrer le même souci du dialogue social, de la concertation et de respect mutuel.

Concrétiser la priorité jeunesse du président Hollande

L'action politique de la Ministre Vallaud-Belkacem se doit d'être ambitieuse envers la jeunesse. Comme promis par François Hollande en 2012, il est nécessaire de poursuivre la réforme du système d'aides sociales en direction des étudiants afin d'aboutir à une Aide Globale d'Indépendance (AGI) attribuée sur critères de ressources, rassemblant les bourses et les aides au logement.

L'effort de justice sociale doit aussi se porter sur un renforcement financier des universités françaises afin de permettre un accompagnement efficace des étudiants, synonyme de réussite. Faire de l'Université l'acteur central de l'enseignement supérieur, en capacité de procéder à une impérieuse révolution pédagogique doit être l'objectif à long terme de la Ministre Vallaud-Belkacem. Seul le modèle universitaire, garant de l'accès aux aides sociales étudiantes, à la recherche, à la démocratie étudiante et s'inscrivant dans l'espace européen d'enseignement supérieur est à même de permettre l'égalité des chances et la démocratisation de l'Enseignement Supérieur.

L'accès des étudiants à la santé et aux soins doit aussi être un chantier primordial pour Mme Vallaud-Belkacem. Cette année, 13,2 % des étudiants seront amenés à renoncer à des soins pour des raisons financières. Ce chiffre sera malheureusement alourdi par les nombreux étudiants qui, victimes d'une qualité de service désastreuse et d'une complexité administrative ubuesque, se confronteront aux « ratés » du régime étudiant de sécurité sociale. Pour la FAGE, il est plus qu'urgent d'opérer un choc de simplification et de mettre fin à la délégation de service public envers les mutuelles étudiantes et ce dans l'intérêt même des étudiants.

Depuis septembre 2013, le gouvernement promet la remise d'un rapport traitant de l'ensemble des problématiques de vie étudiante. La FAGE réclame sa publication immédiate afin d'entamer des négociations visant la mise rapide en place d'un plan de vie étudiante.

Enfin, la FAGE demande à la Ministre Vallaud-Belkacem qu'elle ouvre sans délai la réforme réclamée du Master. Il est nécessaire d'inscrire enfin ce diplôme dans les normes européennes en préférant un système d'admission post-licence, ne laissant aucun étudiant sur le côté à la sélection qui s'opère actuellement entre le Master 1 et le Master 2.

Attachée au dialogue social et à la co-construction des politiques publiques, la FAGE attend de Najat Vallaud-Belkacem la confirmation de sa volonté d'un dialogue apaisé visant toujours l'intérêt général.

Juillet 2014

Ticket RU : les étudiants paieront plus cher à la rentrée !

Ce vendredi 4 juillet, se tenait le Conseil d'administration du CNOUS (Centre National des Oeuvres Universitaires et Scolaires). Alors qu'aucun document préparatoire n'avait été transmis aux administrateurs, cela n'a pas empêché le gouvernement de proposer une augmentation du prix du ticket de restauration universitaire de 5 centimes et le Conseil d'administration de l'accepter, portant ainsi le prix du repas à 3,20 €.

  • Indispensable à la démocratisation de l'enseignement supérieur, les aides indirectes sont sacrifiées

Après la réduction budgétaire sans précédent sur la restauration étudiante de 6,6 millions d'euros en novembre dernier, à laquelle la FAGE était la seule organisation étudiante à s'opposer, les étudiants sont une fois de plus la cible du plan d'économie budgétaire. Alors qu'un étudiant sur vingt se prive de plus de 3 repas par semaine et que l'alimentation représente un quart de son budget, il est plus que jamais nécessaire de réinvestir dans un service public performant qui assure de réelles prestations sociales.

Lundi 30 juin, Benoît Hamon, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche annonçait un réinvestissement de 84 millions d'euros pour les bourses. Pourtant, en parallèle de cet effort que les étudiants saluent, Benoit Hamon et Geneviève Fioraso font le choix de réduire les aides indirectes en augmentant le prix du ticket RU, en gelant les aides au logement et en refusant de revaloriser les bourses. Cela alors même qu'un rapport des inspections ministérielles, que le Ministère en charge de l'enseignement supérieur refuse de rendre public, pointe l'importance des aides indirectes pour la démocratisation de l'enseignement supérieur.

La FAGE demande que le gouvernement aille au bout de ses engagements en dégelant les aides au logement et les bourses étudiantes.

  • Une augmentation des frais d'inscription mesurée

La FAGE relève la sagesse du gouvernement qui fait le choix d'une augmentation des frais d'inscription plus mesurée que l'an passé.

Les étudiants en licence paieront à la rentrée 184 euros de droit de scolarité (soit 1 euro de plus qu'à la rentrée 2013), les étudiants en master 256 euros (soit 2 euros de plus) et les étudiants en doctorat 391 euros (soit 3 euros de plus).

A cela doit être ajouté la cotisation obligatoire à la sécurité sociale étudiante, s'élevant l'an passé à 211 euros. Alors que la gestion de la sécurité sociale étudiante est déléguée aux mutuelles étudiantes, la FAGE exige un gel de cette cotisation compte tenu de la médiocrité du service rendu.

La FAGE rappelle donc que c'est par une action globale sur les leviers de la vie étudiante, conduisant notamment à un dégel des prestations sociales, que l'objectif de démocratisation de l'enseignement supérieur sera atteint. C'est pourquoi la FAGE exige que soit publié sans délai le rapport des inspections ministérielles traitant de la vie étudiante, afin d'engager les négociations devant conduire à "un plan national de vie étudiante".

Juin 2014

84 M€ pour les bourses, combien pour les aides indirectes ?

Aujourd'hui, le ministre Benoît Hamon et la secrétaire d'état Geneviève Fioraso ont annoncé un financement supplémentaire de 84 M€ pour les bourses. Cette somme est majoritairement consacrée aux étudiants issus des classes moyennes. Pour autant, le gouvernement est aujourd'hui dans l'incapacité de rassurer les étudiants quant aux aides indirectes et la stabilisation des droits d'inscription.

Le Président de la République tient sa promesse en donnant accès à une aide sociale à 77 500 nouveaux étudiants.

Il y a quelques mois, la FAGE avait pu porter auprès du Président de la République l'indispensable soutien à l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants issus des classes moyennes. À l'écoute des préoccupations de la jeunesse, le Président de la République et le chef du gouvernement élargissent la réforme entamée en septembre 2013, en intégrant à l'échelon 0bis (1 000 € / an) 77 500 étudiants. Ces étudiants n'étaient jusqu'alors qu'exonérés des frais d'inscription et de leur cotisation à la sécurité sociale étudiante.

Aussi, le fonds national d'aide d'urgence (FNAU) se voit abondé de 1 000 allocations individuelles de 4 000 € à 5 500 €. Pour autant, ces aides sont aujourd'hui sous-utilisées faute d'un manque d'information à destination des étudiants. De plus, l'indispensable renforcement d'un dispositif d'exception ne peut qu'interroger sur l'adéquation entre un système de bourses vieillissant et la situation financière réelle des étudiants.

Alors que plus d'un étudiant sur deux a accordé à la FAGE sa confiance lors des récentes élections étudiantes, il est heureux de constater que le gouvernement prend en compte cette majorité. Il effectue aujourd'hui un premier pas vers une aide globale d'indépendance reprenant ainsi la proposition de la FAGE.

Benoît Hamon doit rassurer les étudiants quant au maintien des aides indirectes.

Ce vendredi se déroulera le conseil d'administration du CNOUS, où sera soumis au vote le prix du ticket du restaurant universitaire. Il est regrettable que le ministre et la secrétaire d'état n'aient pas pu confirmer une stabilisation du prix de ce dernier. La FAGE ne pourrait accepter que ce qui est donné par une main soit repris par l'autre.

Alors que la contrainte budgétaire fait peser la menace d'une augmentation substantielle des frais d'inscription, Benoît Hamon porte la responsabilité gouvernementale de faire de la démocratisation de l'enseignement supérieur une réalité plus qu'un slogan.

Le gel des aides au logement induit une difficulté supplémentaire pour l'accès au logement indépendant des étudiants alors même que le prix du loyer représente en moyenne 50 % de leur budget. Cotisation à la sécurité sociale étudiante, gel des aides au logement, discrimination des aides selon la filière, risque d'augmentation des frais d'inscription et du ticket de restauration universitaire sont autant d'incertitudes qui alimentent les craintes quotidiennes des étudiants.

La FAGE exige que le rapport des inspections ministérielles traitant de la vie étudiante de façon globale soit rendu public sans délai. Celui-ci identifie clairement les aides indirectes comme devant faire l'objet d'un renforcement financier, car vecteur incontestable de démocratisation de l'enseignement supérieur. Promis pour septembre 2013 par Geneviève Fioraso, la FAGE demande que s'ouvre dès à présent les négociations pour l'établissement d'un plan de vie étudiante.

Master : La FAGE s'oppose à la sélection à l'entrée et propose un système d'Admission Post-Licence

Dans un article paru mercredi 25 Juin, le journal Le Monde affirme que le ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche envisage de supprimer la sélection existant aujourd'hui entre les années de master 1 et 2 pour instaurer une sélection en début de cycle, c'est-à-dire à l'entrée en master 1.

Dans un communiqué, Benoit Hamon ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, et Geneviève Fioraso, secrétaire d'état à l'Enseignement Supérieur et à la recherche, réaffirment leur refus d'une sélection à l'entrée en master.

La sélection entre la première et la seconde année de master est aujourd'hui un non-sens absolu, plaçant de nombreux étudiants dans la situation ubuesque et extrêmement préjudiciable de ne pouvoir valider le diplôme qu'ils avaient initialement choisi. L'existence de de cette sélection rend impossible, en master, une organisation progressive et cohérente des enseignements et tend de plus en plus à transformer les premières années de master en années propédeutiques, visant uniquement à pouvoir accéder à un master 2 souvent plus spécialisé et professionnalisant.

Cette sélection doit prendre fin au plus vite afin de mettre en cohérence l'organisation même des cursus master avec la logique Licence-Master-Doctorat découlant du processus de Bologne.

La FAGE salue la volonté de monsieur Hamon et madame Fioraso de mettre fin à la sélection entre sélection entre les deux années de master et rappelle qu'elle s'opposera avec fermeté à tout projet visant à placer cette sélection à l'entrée du master, ce qui ne semble pas être l'opinion retenue par le ministère.

La FAGE propose, plutôt qu'une sélection nuisible à tous, l'instauration d'un système d'Admission Post-Bac. Ce système de choix effectués par les étudiants au sortir de leur licence permettrait d'assurer à tous l'égalité d'accès au diplôme de master et de lutter contre les erreurs d'orientation préjudiciables tant pour les étudiants que pour les universités.

La priorité affichée du ministère étant la formation, la réussite et l'insertion professionnelle, la FAGE demande à ce que ce système soit pleinement opérationnel dès la rentrée 2015, afin d'envoyer un symbole fort aux étudiants et d'agir concrètement pour la réussite du plus grand nombre.

Loi de santé : une réforme ambitieuse qui doit se traduire par de nouveaux droits pour les étudiants

Ce Jeudi 19 juin, Marisol Touraine, Ministre en charge des Affaires sociales et de la Santé, présentait les orientations du projet de loi santé.

Ce dernier devrait permettre la création de nouveaux métiers comme celui d'infirmier clinicien. Ces nouveaux métiers doivent pouvoir répondre aux enjeux de santé actuels et à venir et amener à une réflexion de la formation permettant d'y accéder. Ces créations ne doivent pas se limiter au seul champ des soins infirmiers mais s'étendre à l'ensemble des professions de santé.

Geneviève Fioraso a annoncé le lancement des concertations concernant la création d'une licence santé qui devra s'inscrire dans le système Licence-Master-Doctorat. Elle devra permettre de développer l'interdisciplinarité et l'interprofessionnalité entre les différentes formations aux professions de santé afin de mieux les préparer à leur futur exercice. Cette annonce se fait l'écho des propositions de la FAGE consistant à réformer sans tabou, les formations de santé sans se limiter à une réingéniererie de la première année commune aux études de santé.

La recherche et l'innovation sont des forces de notre système de santé. Pourtant la recherche dans le domaine du soin et de la rééducation reste encore peu développée. L'intégration universitaire de l'ensemble des formations de santé, est un préalable nécessaire à l'innovation dans ces domaines et une demande des étudiants.

La ministre a annoncé vouloir donner la priorité à la jeunesse dans la construction des politiques de prévention. Par leurs actions de promotion et d'éducation à la santé dans le secondaire comme dans l'enseignement supérieur, les associations étudiantes ont pu montrer l'importance et la plus-value de la prévention par les pairs. Il est important de reconnaître et de valoriser leurs actions quotidiennes.

Les CROUS, spécialistes de la vie étudiante bénéficiant d'un réel ancrage territorial doivent devenir des acteurs de mise en cohérence des actions de prévention. De plus, l'inefficacité avérée des mutuelles étudiantes dans ce domaine comme dans d'autres doit conduire à un redéploiement de cette compétence, notamment au profit des CROUS. Si la FAGE se félicite de voir Geneviève Fioraso reprendre sa proposition de création de Centres de santé universitaires, ces derniers se doivent d'être rapprochés du réseau des œuvres universitaires et scolaires garantissant ainsi une double approche, sociale et sanitaire.

La volonté de Marisol Touraine de généraliser le tiers payant pour un accès facilité au système de soins est à saluer puisque répondant à une priorité pour les étudiants dont 23% renoncent aux soins par faute de moyens.

Pourtant la FAGE rappelle qu'aucune solution ne sera efficace si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités en mettant fin au régime spécifique de la sécurité sociale étudiante. Ce système, inefficace, injustifié et spoliateur tant pour l'Etat que pour les étudiants doit cesser dans les plus brefs délais. Il est de la responsabilité du chef du gouvernement, Manuel Valls, de prendre toutes ses responsabilités, en indépendance et en conscience. Il est urgent que le Premier Ministre entende les dizaines de milliers d'étudiants qui ont apporté leur soutien à la FAGE en demandant une gestion de leur sécurité sociale par le régime général. Les étudiants ne comprendraient pas que dure plus longtemps ce refus d'accès au droit commun, pourtant promesse de François Hollande.

Accès à la complémentaire santé pour les étudiants les plus précaires : un premier pas positif à l'approche de la loi de santé.

La FAGE se félicite de l'arrêté publié ce mardi 3 juin par Marisol Touraine. Ce dernier étend la possibilité de bénéficier de la CMU-C aux étudiants isolés en situation précaire. Un premier pas encourageant en attendant l'accès au droit commun des jeunes en terme de protection des risques sociaux.

Près d'un jeune sur deux fume ; un fumeur sur deux meurt du tabac ; La FAGE déploie une campagne éducative : l'Enfumage

Suite à la journée mondiale sans tabac, la FAGE dévoile une campagne, innovante, non injonctive et participative : "L'Enfumage : une campagne pour devenir acteur de prévention contre le tabac".

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Mai 2014

Partis politiques, aurez-vous une ambition pour l'éducation en Europe ?

Consciente de la nécessité d'interpeller les candidat-e-s et partis européens quant aux problématiques des jeunes et aux questions d'éducation, la FAGE et l'ESU (European Students' Union) ont lancé l'appel "Vote For Education". Cet appel a été construit par les étudiant-e-s d'Europe et a pour but de recueillir les engagements du plus grand nombre de candidat-e-s à ces élections.

Choisir sa contraception, quelle sera votre position ?

La FAGE lance aujourd'hui une campagne "Choisir sa contraception... quelle sera votre position?" afin de sensibiliser les jeunes à la contraception. Cette campagne, couplée à des outils ludo-pédagogiques innovants, a été conçue comme un projet militant, où la liberté de disposer de son corps est réaffirmée , dans un contexte d'interrogation de ce qui paraissait pourtant être des acquis.

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Avril 2014

La FAGE obtient le maintien des aides au logement pour les étudiants non-boursiers

Dimanche 13 avril, la presse annonçait une éventuelle suppression des aides au logement pour les étudiants non-boursiers dans le cadre des 50 milliards d'économies annoncés par le gouvernement. Cela en lien avec une préconisation effectuée par la Cour des Comptes dans le cadre du pacte de stabilité.

La FAGE, dès cette annonce, a alerté le gouvernement et a exigé un démenti.

Effectivement, une telle mesure aurait constitué un renoncement à la priorité jeunesse mais aussi une remise en cause des engagements du gouvernement devant conduire à amener 50% d'une classe d'âge diplômée de l'enseignement supérieur.

Alors que le Ministre Sapin ne semblait pas capable de l'affirmer ce matin sur Europe 1, la FAGE a porté l'inquiétude des étudiants auprès du cabinet du Président de la République, démentant aussitôt cette possible suppression.

A 17h00, Geneviève Fioraso, Secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, dément publiquement cette rumeur et clôt ainsi le sujet.

Pour autant, les étudiants demandent depuis de nombreuses années que le calcul de l'aide au logement soit indexé sur le montant du loyer moyen propre au bassin de vie de l'étudiant.

Les étudiants attendent que le gouvernement tienne ses promesses et confirme sans délai le second volet de la réforme des aides sociales, applicable dès la rentrée 2014. Cela afin de confirmer la promesse du Président de la République de créer une Aide Globale d'Indépendance (AGI) d'ici la fin de son quinquennat.

Suppression des aides au logement : la réaction de la FAGE

"Ce dimanche, dans le cadre des "50 milliards d'euros" d'économies, la presse se faisait écho d'une proposition de la Cour des Comptes conduisant à supprimer les aides au logement des étudiants non boursiers. Si cette mesure devait être retenue par le gouvernement, il s'agirait d'une attaque historique contre les jeunes et leurs familles. Effectivement, alors que les étudiants subissent de plein fouet depuis plusieurs années une crise économique et sociale sans précédant, que les étudiants issus des classes moyennes sont les grands oubliés des aides sociales et ne bénéficient que des aides aux logements, la FAGE s'opposera par tous les moyens à cette proposition rétrograde.

Les étudiants exigent que dès aujourd'hui, le gouvernement réaffirme publiquement sa "priorité jeunesse" et son engagement à maintenir les aides aux logements pour tous les étudiants. Cette priorité doit nécessairement conduire à une volonté de démocratisation de l'enseignement supérieur incompatible avec la proposition supposée de la Cour des Comptes."

Julien Blanchet - Président de la FAGE

Contact presse : Eve Guillaume, 06.75.33.79.30


Retrouvez l'article dédié "APL : la sonnette d'alarme est tirée"

Benoit Hamon nommé Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Le 2 avril 2014, le Président de la République a nommé Benoit Hamon, Ministre en charge de l'Enseignement supérieur.

Dans le cadre d'un gouvernement resserré, il s'agit d'un nouveau ministère regroupant également l'Education nationale et la Recherche. La FAGE prend acte de cette volonté d'une cohérence renforcée entre l'enseignement secondaire et supérieur. Pour autant, il s'agira de permettre une réelle visibilité du secrétaire d'Etat qui sera en charge de l'Enseignement supérieur ; levier indispensable au redressement économique de la France.

La justice sociale, priorité de Benoit Hamon pour concrétiser la «priorité jeunesse » ?

L'action politique du Ministre Hamon doit s'inscrire dans le temps long. Comme promis par François Hollande, il est nécessaire de réformer en profondeur le système des aides sociales en direction des étudiants. Reprenant la proposition de la FAGE, le Président de la République s'est engagé à créer une Aide Globale d'Indépendance (AGI), rassemblant les bourses et les aides au logement, attribuées sous critère de ressources. Alors que le ministère s'est engagé à élargir et amplifier la réforme des bourses entamée en 2013, Benoit Hamon doit sans attendre confirmer l'engagement d'investir 100 millions d'euros dans les aides sociales pour la rentrée 2014.

La justice sociale doit aussi se traduire par un renforcement financier des universités françaises afin de permettre un accueil et un accompagnement des étudiants, synonymes de réussite. Faire de l'université le guichet unique de l'Enseignement supérieur doit être un objectif à long terme du Ministre Hamon. Effectivement, seule l'université est à même de permettre l'égalité des chances, une formation adossée à la recherche et s'inscrivant dans l'espace européen de l'Enseignement supérieur.

Les étudiants attendent depuis septembre un rapport traitant de l'ensemble des composantes de la vie étudiante et préfigurant « un plan de vie étudiante ». La FAGE demande que soit publié sans délai ce rapport et que des négociations s'engagent immédiatement avec les organisations représentatives étudiantes.

Benoit Hamon doit poursuivre la réforme de l'enseignement supérieur

La loi d'orientation relative à l'Enseignement supérieur et à la Recherche votée en 2013 doit être pleinement appliquée. Il est urgent de permettre une lisibilité des diplômes en réduisant le nombre d'intitulés. Aussi, la loi prévoit une cotutelle du Ministère en charge de l'Enseignement supérieur sur l'ensemble des formations post-bac. Pourtant, là aussi, aucune disposition règlementaire n'a été prise afin de permettre cette mesure, seule à même de mener une politique cohérente et stratégique de l'enseignement supérieur.

Aussi, la FAGE demande à Benoit Hamon qu'il ouvre sans attendre une réforme du Master. Il est nécessaire d'inscrire ce diplôme dans l'espace européen en supprimant la sélection entre le Master 1 et le Master 2 tout en créant un système d'admission post-licence ne laissant aucun étudiant sur le bas-côté.

La FAGE, fidèle à sa démarche de co-construction des politiques publiques portera la voix des étudiants en toute indépendance. Les étudiants attendent du Ministre Benoit Hamon l'installation d'un dialogue social apaisé et avec comme seul objectif la défense de l'intérêt général.

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Mars 2014

La FAGE et la FASEE ouvrent l'épicerie solidaire étudiante AGORAé, à Saint-Etienne

La FASEE, Fédération des associations de Saint-Etienne étudiantes, et la FAGE, Fédération des Associations Générales Étudiantes, vous donnent rendez-vous le jeudi 4 avril 2014 à 14h dans les locaux de l'AGORAé de Saint-Etienne, Campus Tréfilerie - 33, Rue du 11 novembre, 42 000 Saint Etienne -, pour l'inauguration de cette nouvelle épicerie solidaire étudiante.

Les AGORAé sont des épiceries solidaires présentes sur les campus universitaires qui permettent aux étudiants en difficulté financière d'accéder à une alimentation saine et équilibrée, mais aussi à des produits de la vie courante, à moindre coût, tout en créant un lieu de rencontre, d'information et d'échange, permettant un espace d'engagement citoyen ouvert à tous. Leur budget ainsi allégé, les étudiants regagnent du temps pour s'investir dans leurs études et valider leurs diplômes. Les AGORAé contribuent donc à l'égalité des chances des étudiants.

La FASEE s'apprête donc à ouvrir la 8ème AGORAé du réseau de la FAGE, démontrant ainsi toute la pertinence de ce dispositif novateur et solidaire.

Les associations du réseau de la FAGE, constatant la paupérisation grandissante des étudiants, ont réfléchi à un projet complémentaire aux solutions déjà existantes. C'est ainsi qu'est né le projet AGORAé. Cette réponse innovante agit sur plusieurs niveaux :

  • l'aide alimentaire
  • la création de lien social
  • l'accès aux droits
  • la mixité sociale
  • l'accès au milieu associatif
  • la solidarité
  • l'accompagnement de projet
  • le conseil à la vie quotidienne
  • l'aide au départ en vacances

En tant que tête de réseau, la FAGE accompagne les associations porteuses de projets dans la création d'un véritable réseau d'épiceries solidaires. Afin de garantir aux bénévoles étudiants un projet de qualité et abouti, la FAGE s'est entourée de plusieurs partenaires incontournables : la Fondation Macif, l'A.N.D.E.S. (Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires), la Fondation Carrefour, la Fondation PSA - Peugeot Citroën, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, le Ministère de la Jeunesse, l'ANCV (Agence Nationale pour les Chèques-Vacances) et la Fondation Daniel et Nina Carasso.

L'AGORAé FASEE a suscité un fort intérêt de la part de nombreux acteurs régionaux et de la vie étudiante comme l'Université de Saint-Etienne, la ville de Saint-Etienne, le GESRA, la Banque Alimentaire 42, le CROUS-CLOUS, la Fondation Casino, Carrefour Feurs, le Conseil Régional, la Maison de l'Ecologie, le Crédit Agricole.

Rendez-vous sur www.attentionfragile.org pour visionner la vidéo de présentation.

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Février 2014

Geneviève Fioraso s'entretient avec la FAGE afin d'envisager le futur plan de vie étudiante

A l'initiative de la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la FAGE sera reçue le 27 février 2013 en fin de matinée afin d'énoncer les attentes des étudiants quant au futur plan de vie étudiante.

La FAGE se félicite de cette invitation de Geneviève Fioraso, alors même qu' un rapport d'évaluation des politiques de vie étudiante réalisé par les inspections ministérielles est en attente depuis septembre. Ce dernier devrait être le point de départ d'un plan de vie étudiante traitant dans sa globalité le temps étudiant.

La FAGE insistera sur l'importance d'une publication imminente de ce rapport afin que la phase de concertation s'ouvre et que les étudiants puissent bénéficier de nouveaux droits dès septembre 2014 :

- Une aide financière pour les étudiants issus des classes moyennes inférieures. Il est urgent de remettre de la progressivité dans le système de bourses comme s'y est engagé le Président de la République afin de conduire à la mise en place d'une Aide Globale d'Indépendance.

- Une sécurité sociale de droit commun et une politique de prévention ambitieuse en direction des étudiants. La FAGE demande que les étudiants puissent bénéficier d'une gestion de leur couverture sanitaire par la Caisse nationale d'Assurance Maladie et que soit mis fin à la délégation de service public accordée aux « mutuelles étudiantes ».

- Un choc de simplification permettant aux étudiants un réel accès aux prestations sociales. Actuellement, la complexité des procédures administratives relatives à l'inscription universitaire, aux demandes d'aides sociales, à l'inscription à la sécurité sociale et à l'obtention des aides au logement conduit à une véritable précarité administrative des étudiants. La FAGE demande que soit créé un Dossier Social Etudiant unique permettant une fusion de l'ensemble de ces démarches et faisant du CROUS l'acteur unique des bourses étudiantes, seul à même de garantir une égalité de traitement entre tous les étudiants.

- La possibilité d'interrompre provisoirement ses études pendant une année afin de diversifier ses expériences (départ à l'étranger, année de bénévolat...). Aujourd'hui pour les étudiants inscrits à l'université, il est extrêmement complexe d'obtenir une année de césure. Ce dispositif, très répandu dans les pays européens est pourtant déjà possible en France pour beaucoup d'étudiants inscrits en école.

- Le développement de la gestion de services par et pour les étudiants. Alors que Madame la Ministre souhaite développer une culture de l'entrepreneuriat chez les étudiants, il est important de valoriser l'action dans l'économie sociale et solidaire des associations étudiantes. Elles sont de véritables diffuseurs de cette culture de l'innovation car elles inventent au quotidien des projets répondant aux besoins sociaux évolutifs de cette population. Cette volonté, portée par la FAGE, répond à la décision du gouvernement de faire de l'engagement associatif la grande cause nationale de 2014.

- Un droit à un salariat étudiant digne. La FAGE n'entend pas tomber dans le carcan idéologique conduisant à condamner systématiquement le salariat étudiant. C'est pourquoi, plutôt que de stigmatiser les nombreux étudiants dans cette situation, il s'agit d'envisager les solutions nécessaires afin d'adapter et de règlementer les emplois étudiants.

Fidèle à sa démarche de co-construction des politiques publiques, ses valeurs progressistes et pragmatiques, la FAGE répond favorablement à l'invitation de la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche afin d'envisager un plan de vie étudiante novateur et ambitieux.

Proposition de loi sur les stages adoptée par l'Assemblée Nationale : les Sénateurs devront aller plus loin

La proposition de loi visant à encadrer les stages a été adoptée dans la nuit du 24 au 25 février en première lecture à l'Assemblée Nationale.

Attendu par les étudiants, ce texte précise un certain nombre de mécanismes quant à la lutte contre les stages abusifs et l'amélioration des droits des stagiaires.

Inscription à une annexe du registre unique du personnel, précision sur la durée quotidienne dans la structure du stagiaire qui ne peut être supérieure à celle du salarié, amélioration du dispositif de requalification d'un stage en CDD, plafond de stagiaires dans les entreprises pour éviter les abus, la proposition de loi de Chaynesse Khirouni apporte certaines réponses aux problématiques exprimées par la FAGE.

Cette loi, si elle permet un meilleur encadrement des stages en ancrant, avec la loi d'orientation de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du 22 Juillet 2013, le stage dans la formation des étudiants, aurait dû être plus ambitieuse quant à l'évaluation pédagogique de ce dispositif.

En effet, il est non seulement nécessaire d'améliorer les mesures d'encadrement afin d'éviter les abus, mais il est aussi indispensable d'acter la mise en place d'une réelle démarche qualité dans l'évaluation pédagogique des stages, afin que ces derniers soient bien des moments de formation valorisables dans un cursus, et non pas des périodes de quasi emploi.

Les parlementaires, dans la suite du processus législatif, doivent en outre apporter des réponses en revalorisant la rémunération des stagiaires. Aussi, les députés et le gouvernement ont exclu nombre de stagiaires, notamment les étudiants en formation aux métiers de la santé, laissés sur le banc de touche des nouvelles protections établies par cette loi.

La FAGE soutient l'appel de l'ESU pour l'arrêt des violences en Ukraine

Monsieur Viktor YANUKOVYCH, Président de l'Ukraine
Monsieur Volodymyr RYBAK, Président du Verkhovna Rad, Conseil Suprême d'Ukraine,
Monsieur le Chef de la diplomatie ukrainienne en relation avec l'Union Européenne,

L'ARRÊT DES VIOLENCES EN UKRAINE

Cher Président,
Cher Porte Parole du Verkhovna Rada,
Cher Chef de la diplomatie ukrainienne en relation avec l'Union Européenne,

A Bruxelles, le 19 février 2014,

Les horribles événements de la nuit dernière à Kiev sont épouvantables et choquants.
Notre organisation, qui rassemble 47 associations et syndicats d'étudiants de 39 pays - l'Union des étudiants d'Europe - vous exhorte d'arrêter les violences à l'encontre des populations civiles sorties dans la rue et d'engager une réelle transition pour une paix durable en Ukraine. Nous vous encourageons d'arrêter la répression à l'encontre des étudiants et de la jeunesse, qui devraient pouvoir exprimer librement leur opinion et points de vue.
L'Union des étudiants d'Europe croit en l'Etat de droit, en la démocratie et les droits de l'Homme en Ukraine.


Rok Primoz?ic?, Président

President of Ukraine Viktor YANUKOVYCH
?Chairman of the Verkhovna Rada of Ukraine Volodymyr RYBAK
?Head of the Mission of Ukraine to the European Union Kostiantyn YELISIEIEV

STOP VIOLENCE IN UKRAINE

Dear Mr President :
?Dear Mr Speaker of Verkhovna Rada :
?Dear Mr Head of the Mission of Ukraine to the European Union :

Brussels, 19 February 2014

The horrific events of last night in Kyiv are appalling and shocking.?We, an umbrella organisation of 47 national unions of students in 39 countries - the European Students' Union - urge you to stop violence against civilians in the streets and to switch to a proper transition to a peaceful and sustainable Ukraine. We encourage you to stop the repression against students and youth, who should be able to express their opinions and views freely.
The European Students' Union believes in the rule of law, democracy and human rights in Ukraine.

Rok Primoz?ic?, Chairperson

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Janvier 2014

CDP : Les étudiants aussi ont droit à une vraie sécu !


Aujourd'hui, en France, le régime de sécurité sociale étudiant est vétuste, complexe et inefficace.
La FAGE et l'UFC - Que Choisir, s'unissent pour appeler à une réforme globale du régime de sécurité sociale étudiante, dans l'intérêt de tous les étudiants.
Vous aussi, signez le manifeste !

Un an après qu'une mission Sénatoriale a conclu que, en matière de sécurité sociale étudiante, « le statu quo n'est guère envisageable », et alors que la Cour des Comptes a depuis largement étayé ce constat, les étudiants français continuent à subir les inadmissibles insuffisances de gestion des mutuelles étudiantes. Devant l'incompréhensible immobilisme des pouvoirs publics, la FAGE, 1ère organisation de jeunes, et l'UFC - Que Choisir lancent aujourd'hui une pétition en ligne appelant à une refondation de ce régime, dans l'intérêt de tous les étudiants.

Hérité du paysage étudiant de l'après-guerre, le système actuel de sécurité sociale étudiante, déléguant la gestion de ce service public à des mutuelles, est frappé de vétusté. Cela se traduit par une organisation inefficace, complexe et trop coûteuse.

NON à une gestion inefficace qui crée du renoncement aux soins pour un quart des étudiants
Les premières victimes de ce système sont les étudiants, dont 27 % ont déjà renoncé à voir un médecin1. Comment s'en étonner, alors qu'un tiers d'entre eux attend encore sa carte Vitale plus de trois mois après son inscription, ne pouvant accéder à des remboursements rapides et au tiers payant ? Et les étudiants sont alors sans recours, puisque jusqu'à 93 % des appels reçus par les mutuelles étudiantes ne sont pas traités.

NON à une organisation complexe pour les étudiants
Dans chaque région, deux mutuelles étudiantes se font concurrence pour la gestion de la sécu étudiante : la LMDE, présente sur tout le territoire, et une mutuelle régionale. S'ajoute à cette dualité d'acteurs une dualité de missions, puisque les mutuelles étudiantes - en évident conflit d'intérêts - commercialisent également des produits de complémentaire santé. En conséquence, les étudiants peinent à s'y retrouver : seuls 39 % comprennent précisément le rôle des mutuelles étudiantes. Pire, 37 % des étudiants de 1ère année ignorent que les complémentaires santé proposées par ces mutuelles sont facultatives !2

NON à un système coûteux pour la collectivité
Trop petites pour profiter d'économies d'échelles, les mutuelles étudiantes bénéficient chaque année de 93 millions d'euros d'aides publiques pour couvrir leur gestion dispendieuse. Avec un taux de frais de gestion de 13,7 %, elles sont trois fois moins efficaces que l'Assurance maladie.

NON aux réformes incomplètes 
Devant le constat aujourd'hui largement partagé d'une sécurité sociale moins efficace pour les étudiants que pour le reste de la population, la main des pouvoirs publics ne doit plus trembler. S'arrêter au milieu du gué de la réforme, par exemple en recréant une mutuelle étudiante unique comme le proposent certains, ne permettrait pas de réelles économies et serait sans garantie en termes de qualité de gestion. Les étudiants doivent rejoindre le régime général d'assurance maladie, car eux aussi ont droit à la vraie « sécu ».

Pour mettre fin à un régime de sécurité sociale décrié par les étudiants et la collectivité des consommateurs, et revenir enfin aux objectifs qui avaient conduits à sa création, la FAGE et l'UFC - Que Choisir lancent aujourd'hui un manifeste à signer en ligne (url.quechoisir.org/etudiant ou www.fage.org) et sur les campus des Universités, pour presser les pouvoirs publics de :

  • Mettre fin à la délégation de service public aux mutuelles étudiantes et intégrer les étudiants au régime général de sécurité sociale ;
  • Créer au sein de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) une commission incorporant une représentation étudiante majoritaire, notamment en charge de la politique de prévention à destination des étudiants ;
  • Coordonner localement ces actions de prévention par les CROUS, en partenariat avec les centres de santé universitaires.

>> Téléchargez ici le CDP en version PDF

>> Retrouvez ici l'article complet et la vidéo de la FAGE pour la réforme du régime de sécurité sociale étudiante

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