Le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche : une réalité méconnue !

27/01/15

Les rares études sur le sujet montrent qu’entre 40 et 60% des femmes sont victimes de harcèlement sexuel au cours de leur vie. Fréquentés par plusieurs millions de personnes, les établissements de l’ESR sont tout autant concernés par ce problème que n’importe quel autre lieu public.

Tous les usagers qui fréquentent ces lieux sont concernés par ce problème de société, qu’ils soient étudiants, enseignants-chercheurs, personnels administratifs ou encore personnels ouvriers. Soucieuses de leur réputation, les universités ont longtemps nié le problème et trop souvent voulu régler « en interne » des faits qui ne relevaient plus de leurs compétences mais davantage du pénal. Elles ont longtemps voulu préserver leur image de lieux de progrès social et de savoir, imperméables aux rapports de pouvoir, aux inégalités, discriminations, harcèlements et agressions sexuels et sexistes

Qu’est-ce que le harcèlement sexuel ?

La loi du 6 août 2012 a introduit une nouvelle définition du harcèlement sexuel dans le Code pénal (art. 222-33, le Code du travail (art. L1153-1) et le Statut général des fonctionnaires (loi n° 83-634 du 13/07/1983, art. 6-ter), explicitée par la circulaire de la Chancellerie du 7 août 2012.

Tout comportement (propos, gestes, écrits...) à connotation sexuelle imposé à une personne de manière répétée (au moins deux fois). Le refus de la victime n’a pas à être explicite, mais peut «résulter du contexte dans lesquels [sic] les faits ont été commis, un faisceau d’indices pouvant ainsi conduire le juge à retenir une situation objective d’absence de consentement» (Circulaire du 7 août 2012).

Un guide pour sensibiliser contre le harcèlement sexuel et aider les victimes

La FAGE se fait ici l’écho de l’initiative du CLASCHES qui vient de publier au format numérique et papier un guide intitulé « Le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche : Guide pratique pour s’informer et se défendre ».

Le CLASCHES est un collectif d'étudiant-e-s créé à l'initiative de doctorant-e-s en sciences sociales en 2002, devenu une association loi 1901 en février 2003. Son rôle n'est pas de fournir une aide psychologique ni un accompagnement juridique aux victimes, mais de lever le silence sur la question du harcèlement sexuel, de sensibiliser, de diffuser des informations juridiques, et enfin d'œuvrer à la réforme des institutions universitaires et de recherche.

Ce guide a également été réalisé grâce au partage d’expériences et de compétences des membres de la Cellule de veille et d’information sur le harcèlement sexuel (CEVIHS) de l’Université de Lille 3.

Ce guide est constitué de 5 parties.

La FAGE mobilisée pour la promotion des droits et de l’égalité

Nombreuses sont les actions de la FAGE et de son réseau dans la lutte contre toutes les formes de discriminations dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche. Nous remercions le CLASCHES pour les 1000 exemplaires au format papier que nous avons reçu. Ils seront un outil précieux au service de nos centaines de militants, élus, associations et fédérations dans leur travail quotidien de défense des intérêts matériels et moraux des étudiants et jeunes. Il y a de cela plusieurs années, la FAGE s’attaquait à un autre tabou, celui du suicide en milieu étudiant et a créé l’une des premières campagnes de sensibilisation par les pairs à cette problématique.

Le harcèlement sexuel est une réalité dans l’ESR et la FAGE en prend toute la mesure.

Lors du SNACE, Séminaire National des Arts et de la Culture Etudiante, qui aura lieu prochainement sera à l’ordre du jour la thématique de l’Egalité Femme-Homme.

Ainsi, le samedi 7 février nous organisons un café participatif ayant pour thème : « Les lieux communs et les représentations à l’université : l’image de la Femme »

L’objectif de ce café participatif est de faire émerger un dialogue constructif et de partager nos connaissances et idées en vue de créer un réseau d’échanges et d’actions. Les participants pourront débattre d’une question ou d’un sujet en petits groupes et changer à intervalles réguliers. Ils aborderont ainsi la problématique choisie aux travers de pratiques culturelles variées.

Au terme de ce processus, les principales idées seront résumées au cours d’une assemblée plénière et des pistes d’actions pour nos associations seront envisagées.

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