Le partage des enjeux et des réponses, condition primordiale à la réussite de l’agenda 2030

13/06/2018

Aujourd’hui, il est essentiel d’agir de manière concertée en faveur du développement durable. Sans un travail commun entre les différentes parties prenantes, il sera impossible de répondre aux enjeux de l’agenda 2030. C’est tout l’objet de l’Objectif du Développement Durable (ODD) 17 visant à faciliter les partenariats en vue de la réalisation des autres ODD.

Dans ce but, la FAGE participe à différents temps visant à partager les bonnes pratiques ainsi que construire une réflexion et un corpus commun de positions.

Le 5 juin 2018, la FAGE a participé au colloque organisé par l’association 4D (Dossier et Débats en faveur du Développement Durable) intitulé : « Inégalités sociales et environnementales : la double peine ? », centré autour de l’ODD 10 (« Inégalités réduites ») et de ses liens avec les autres ODD. Lors de cette journée, de nombreux propos inspirants ont permis d’appréhender de façon claire les différentes manières d’appréhender les inégalités. Après une table-ronde permettant de placer les différents enjeux de la réduction des inégalités sociales et environnementales, des projets innovants furent présentés, notamment par WECF, ATD Quart-monde et l’Institut de recherches économiques et sociales). Ce colloque fut également l’occasion de présenter les lauréats de l’appel à projet « Construire une Europe durable pour toutes et tous », récompensant des associations menant des projets permettant de réduire les inégalités.

Ce travail en commun passe également par la construction de document de position, à l’image du Policy Paper produit par le Forum Européen de la Jeunesse (FEJ) sur les questions de développement durable. Ce document rappelle l’importance d’adopter une réflexion systémique autour du développement durable et de ne pas se limiter à des réponses sectorielles. Comme le rappelle la résolution de l’ONU sur l’agenda 2030, les jeunes sont des « acteurs essentiels du changement » qu’il convient donc de prendre en compte au travers d’un changement d’approche du développement durable qui soit davantage culturel que technique. Cela ne pourra se produire qu’en adoptant un scénario « inspirant, positif, captivant et non-technique » en développant une approche politique du développement durable.

Le 27 juin 2018, la Conférence des présidents d’université (CPU) et la conférence des grandes écoles (CGE) organisent un colloque autour des ODD dans les métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche. Véritable enjeu pour les établissements, la coopération entre les différents corps de métiers et les usagers des lieux d’enseignement permet une sensibilisation et une appropriation de toutes et tous des questions abordées par les ODD. Ce colloque verra également la publication d’un guide sur la contribution aux ODD des métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche, permettant ainsi un travail commun entre les différentes parties prenantes sur les campus. A ce titre, les étudiants ont également leur rôle à jouer en étant présents sur ces lieux et s’y investissant largement.

Au travers de ces évènements, il est possible d’apercevoir différentes formes de mobilisation en faveur du développement durable ainsi que la pluralité d’acteurs y prenant part. Que ce soit avec d’autres associations à l’instar du FEJ ou de 4D ou de manière sectorielle avec la CPU et la CGE, l’on constate que, en échangeant avec d’autres acteurs, les réponses qu’il est possible d’apporter se multiplient et sont plus efficientes. Le partage de solutions, la constitution de travaux communs et la définition commune des enjeux constituent donc des éléments essentiels de la construction d’un monde durable.