La FAGE s’engage en faveur de la charte « événements festifs et d’intégration étudiants »

17/10/18

Le 10 octobre dernier, la FAGE s’est engagée aux côtés des autres organisations étudiantes (UNEF, UNI et Parole Etudiante), de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), la Conférence des Présidents d’Université (CPU), et de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CEDFI) à signer la charte « événements festifs et d’intégration étudiants ».

Evénements récurrents notamment à la rentrée, c’est une série de drames qui a conduit à une prise de conscience générale. De fait, malgré un cadre législatif strict1 les pratiques de bizutage, d’abus d’alcool ou d’autres comportements à risque entraînent des conséquences néfastes auprès des étudiants, qui devraient au contraire se sentir accompagnés à ce moment crucial qu’est l’entrée dans les études. Ces conséquences peuvent être d’ampleur, allant jusqu’aux violences, viols, et parfois jusqu’au décès d’un étudiant.

Dans plusieurs universités déjà, des mesures punitives ont été mises en place, allant jusqu’à l’interdiction des week-ends d’intégration (WEI). Si les débordements lors de ces occasions doivent être contrôlés, ces mesures de restriction ne sont pas la solution, risquant au contraire d’entraîner des regroupements informels, hors de tout cadre de sécurité.

Cette charte a donc pour objectif d’améliorer l’encadrement logistique et sécuritaire lors de ces événements. Outre la portée médiatique de la mobilisation des différents acteurs, elle a vocation à s’appliquer sur le territoire par un accompagnement des associations organisatrices.

La FAGE salue le fait que le gouvernement se saisisse de cette question cruciale. Cependant, certains points imposent une vigilance : D’une part, certains aspects non spécifiés dans cette charte, tels que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, méritent de faire l’objet d’une attention accrue lors de la déclinaison au local. D’autre part cette charte ne doit pas prendre la forme d’une mesure répressive, qui aboutirait finalement à une contrainte pour les associations dans une démarche paternaliste et stigmatisante. Par ailleurs, après le « buzz médiatique », les engagements des différents acteurs doivent être suivis d’actions concrètes.

Rappelons que depuis des années déjà, la FAGE lutte contre le bizutage et les comportements à risque. La charte « Soirées Etudiantes Responsables » est signée tous les ans par les fédérations et associations du réseau. Par le respect de certains critères obligatoires sur la sécurité, ou encore la lutte contre la communication sexiste et dégradante elle vise à instaurer un cadre sain pour les événements type soirée étudiantes ou WEI, dans une démarche de développement durable. Au vu des événements récents, cette campagne a vocation à évoluer pour renforcer la lutte notamment contre le bizutage et les violences sexistes et sexuelles, mais également le suivi et la formation des fédérations et associations signataires.

La mise en évidence de ce problème public représente donc une opportunité de travailler avec les différents acteurs, institutionnels mais aussi les structures et professionnels de santé sur le territoire. La FAGE veillera donc à ce que les différents signataires respectent leurs engagements et que cette mobilisation ne soit pas seulement médiatique.

Sources

1 L’interdiction des « open bar » est encadrée par la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et au territoire.

L’art 225.16.1 du code pénal condamne tout acte de bizutage défini comme « le fait pour une personne d'amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants ou à consommer de l'alcool de manière excessive ».

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