L’Europe agit pour ses jeunes et compte sur eux !

05/12/18

Mai 2019 sera un mois crucial pour l’année à venir et pourrait marquer un tournant dans la vie de plus de 500 millions d’individus. En effet, les citoyens européens seront à nouveau appelés à se rendre aux urnes afin d’élire leurs représentants au Parlement Européen : une occasion pour la jeunesse de faire entendre sa voix.

Dans une Europe aux prises avec la sortie du Royaume-Uni, l’un des premiers Etats à avoir rejoint l’Union lors de son premier processus d’élargissement, et en proie à la montée en flèche de différents courants sceptiques et nationalistes, la participation de ses quelques 95 millions de jeunes en âge de voter aux prochaines législatives pourrait être décisive.
Néanmoins, les dernières législatives européennes de 2014 ont laissé transparaître le désintérêt et le manque de proximité que ressentaient 74% des jeunes Français âgés de 18 à 24 ans vis-à-vis de la question européenne1, qui avaient alors choisi la voie de l’abstention.

Concrètement, qu’est-ce que l’Europe fait pour les jeunes ?

En 1957, le Traité de Rome consacrait un des principes fondateurs de l’Union Européenne : la libre circulation des individus. Ce principe fut ensuite élargi avec la création de l’Espace Schengen en 1985 et la suppression des frontières entre Etats-membres. Chaque citoyen européen peut dès lors voyager, travailler et s’établir dans le pays de son choix, de même que les ressortissants hors UE qui peuvent également voyager dans l’ensemble des 26 Etats-membres de l’Espace Schengen.

C’est à partir de ce principe de libre circulation que l’Union européenne a construit un de ses projets-phares, qui met en œuvre la mobilité des jeunes tout au long de leur parcours : le dispositif Erasmus +. Ce programme peut aujourd’hui se décliner en trois actions principales à l’égard des jeunes :

  • Le renforcement de la mobilité à des fins d’apprentissage : à travers ce volet, le dispositif Erasmus + souhaite encourager la mobilité de tous dans le cadre des études mais aussi de la formation professionnelle ;

  • La mise en œuvre concrète d’actions de coopération pour l’innovation entre établissements d’enseignement supérieur à la fois sur le territoire européen et extra-européen, mais aussi avec les entreprises afin de faire collaborer formation universitaire et emploi. A travers le prisme de la coopération entre établissements, institutions et entreprises, c’est encore une fois la mobilité des jeunes qui se trouve favorisée, ces derniers pouvant désormais être intégrés dans ce type d’actions via la réalisation d’une partie de leur parcours académique dans une autre université ou d’un stage dans une entreprise établie dans un autre Etat-membre ;

  • Le soutien à la réforme politique dans l’objectif de faciliter les procédures liées à la mobilité et d’approfondir la coordination entre Etats-membres dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse. Dans ce sens, Erasmus + favorise les rencontres entre jeunes et décideurs politiques.

Jusqu’en octobre 2018, le dispositif Erasmus + gérait également les projets de volontariat européen, connus sous l’appellation Service Volontaire Européen (SVE). Dans le but d’offrir davantage de visibilité aux missions de volontariat et de solidarité dans lesquelles les jeunes peuvent s’investir pleinement, l’Union européenne a récemment créé le Corps Européen de Solidarité.

Ces divers types de mobilité sont accompagnés à la fois par des structures d’envois (du pays d’origine) et des structures d’accueil, et prévoient également les modalités pour l’apprentissage d’une autre langue et l’intégration du jeune dans une culture différente.

La mobilité s’est aussi vue encouragée grâce au Processus de Bologne, qui a vu le jour en 1998 et a permis la création d’un espace commun de l’enseignement supérieur en 2010. Le but de ces dispositifs était d’instaurer un cadre commun pour des systèmes d’éducation nationaux diversifiés, permettant aux étudiants de poursuivre un cursus harmonisé au niveau européen, d’obtenir un diplôme reconnu par l’ensemble des Etats-membres et même de recevoir un supplément au diplôme facilitant leur intégration sur le marché de l’emploi.

En dehors des programmes directement liés à la mobilité, des initiatives sont entreprises à l’échelon européen pour aider les jeunes les plus défavorisés à trouver un stage ou un emploi, telles que la Garantie pour la Jeunesse, généralisée en 2017.

Ces quelques mesures font partie intégrante de la Stratégie européenne 2019-2027 en faveur de la jeunesse, adoptée ce 27 novembre par le Conseil des Ministres de l’UE sur les questions de jeunesse, qui se donne pour objectifs principaux de promouvoir l’engagement et l’inclusion des jeunes dans la société.

L’avenir de l’Europe se jouera le 26 mai 2019 en France

Le tour des élections européennes se déroulera dans chaque Etat-membre du 23 au 26 mai prochain, avec, en clôture de course, la France, dont le jour J est fixé au 26 mai et verra l’élection de 79 députés. Pour pouvoir faire entendre votre voix, il est nécessaire de vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2018, par courrier, en mairie ou tout simplement via Internet.

Pour contribuer à construire une Europe démocratique, inclusive, libre, à l’écoute de ses citoyens et la main tendue vers la jeunesse, votre voix compte ! N’oubliez pas qu’il existe mille façons d’appeler au changement, mais les élections restent une occasion concrète de soutenir un changement direct.