Contribution « le système de santé de demain et son accessibilité pour la jeunesse »

18/09/2019

Notre système de santé est actuellement au cœur de nombreuses réformes. De fait, la Stratégie Nationale de Santé qui fixe les grandes orientations et objectifs de la politique nationale de santé pour 2022 s’est vue alimentée par plusieurs feuilles de route sur des thématiques telles que la santé mentale ou la santé sexuelle. Cette stratégie met en exergue l’aspect primordial et prioritaire de la prévention et la promotion de la santé, trop peu développées actuellement, celles-ci, étant pourtant un levier pour améliorer la santé des jeunes.

Certains éléments sont tout de même encourageants. On voit se déployer les « villes sans SIDA », avec pour objectif 0 contamination à l’horizon 2030. Avec une baisse de 16% en 3 ans des nouveaux diagnostics du VIH en Ile de France (notamment grâce à l’augmentation de la couverture de dépistage et la promotion de la Prophylaxie pré-exposition [PrEP] auprès des populations les plus vulnérables au VIH), nous pouvons constater que la mobilisation de tous les acteurs concernés (institutionnels, professionnels de santé et société civile) demeure le premier facteur de réussite d’une action de santé publique.

Il y a de cela un an, le plan “Ma santé 2022” annonçait une transformation en profondeur du système de santé. Face à des enjeux tels que le vieillissement de la population, l’évolution de la technologie ou encore la durabilité du financement de notre système de santé, une refonte ce celui-ci est en effet à concevoir. Les modes d’exercices doivent être revus pour s’adapter, en renforçant la collaboration entre les professionnels dans l’objectif d’une meilleure orientation et continuité dans le parcours de santé.

Malgré ces évolutions les jeunes, population très hétérogène, restent en marge du système de santé, avec une très mauvaise connaissance de leurs droits. Ils sont en effet les plus touchés par la transmission des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) telles que le Chamydiae, les troubles psychiques pouvant conduire jusqu’au suicide ou encore par les problématiques liées aux addictions. S’ajoutent à cela la fatigue et le stress liés au rythme de vie et de travails, qu’on observe, par exemple, chez les étudiants en santé, faisant écho à ceux des soignants d’aujourd’hui.

Cette nouvelle rentrée marque la fin d’une ère, celle du régime de sécurité sociale étudiante (RSSE) devenu délétère à la santé des étudiants à cause de nombreux dysfonctionnements. Revendication historique de la FAGE, ceci représente une grande avancée pour la santé des étudiants en leur permettant d’être rattachés au régime général.

Dans cette même dynamique d’évolution, on voit les Services Universitaires de Prévention et de Promotion de la Santé (SUMPPS) tendre vers une transformation en Centres de Services Universitaires (CSU), avec une dimension de soins s'ajoutant au volet préventif.

S'intéressant à la place des jeunes dans ce système en pleine évolution, la FAGE a donc rédigé sa contribution « Le système de santé de demain et son accessibilité pour la jeunesse », fruit de la refonte de la contribution “l’accès à la santé des jeunes” rédigée à la suite de l’annonce de la suppression du RSSE.

Accès aux soins, prévention et promotion de la santé, formation des professionnels, innovation, lutte contre les discriminations et accès aux droits... nombreux sont les enjeux du système actuel autour desquels les acteurs se doivent de collaborer pour améliorer le parcours de santé des usagers.

Ce document reprend ces thématiques principales, avec des focus particuliers sur des sujets tels que le handicap dans l’enseignement supérieur, la santé environnementale, la santé à l’international et, à quelques semaines de la conférence de reconstitution des ressources du fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

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