Le logement pour les jeunes : quand l’état ne prend pas ses responsabilités !

06/11/2019

Près de 20% des étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté en France, selon l’Inspection Générale des Affaires Sociales.


Tandis que l’entrée dans les études supérieure constitue une période charnière quant à l’émancipation des jeunes, le Gouvernement semble désarmévis-à-vis de leur accès et maintien dans un logement digne. Pourtant, nous le savons, l’accès à un logement est pour beaucoup fondamental dans leur volonté de faire des études. Le logement est pour cela bien plus qu’un simple toit, mais bien un outil d’émancipation des jeunes. 

Le Président de la République promettait 80?000 nouveaux logements pour les jeunes entre 2017 et 2022, 60?000 pour les étudiants et 20?000 pour les jeunes actifs. Cette promesse tant honorable qu’ambitieuse semble également difficile à honorer.

Alors qu’à peine 2 ans se sont écoulées depuis l’annonce du «?plan 60?000?», seulement 30?373 logements étudiants sont annoncés pour 2022. Ce chiffre est le reflet d’un paradoxe entre la promesse présidentielle et le soutien du gouvernement aux bailleurs sociaux qui est en perdition. 

Au-delà de ces difficultés liées à la construction de logements, de plus en plus d’étudiants se retrouvent sans logements lorsqu’ils arrivent sur leur ville d’études. Le réseau de la FAGE par ses fédérations territoriales, a su se mobiliser pour pallier le manque de réponses des collectivités territoriales en développant des dispositifs d’urgence. 

La réponse à ces problématiques ne doit pas simplement reposer sur les initiatives étudiantes, mais doit être saisi par les pouvoirs publics. La loi ELAN de 2018 prévoit un dispositif d’encadrement des loyers mais à ce jour, seulement la commune de Paris a su s’en saisir alors qu’il pourrait être étendu à celles de Bordeaux, Toulouse, Lille. Alors que ces dernières sont emprises d’un manque de volonté politique, ce sont des milliers d’étudiants qui se retrouvent sans logement. 

De plus, la difficulté s’est renforcée lorsqu’en 2018 le gouvernement a décidé d’amputer de 5 euros par mois les APL et de les désindexées de l’inflation. Alors que la précarité augmente, tout comme les loyers, les “galères” de logement ne font que s’accroitre.  

La FAGE fait de la garantie à un logement digne une priorité et s’y investira cette année en repensant l’offre de logement public à destination des jeunes.

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