Accompagnement des 18-25 ans : la FAGE exige des mesures à la hauteur !

16/06/2020

Si les dernières annonces du gouvernement permettent d’entrevoir une potentielle sortie de la crise sanitaire, la crise économique engendrée par le Covid-19 n’en est qu’à ses prémices.

Nous ne pouvons pas aujourd’hui en connaitre les conséquences exactes, mais au vu des premiers chiffres sur le chômage et des prévisions économiques et sociales, il est indispensable que des mesures fortes soient prises au plus vite. La FAGE ne laissera pas les jeunes être une nouvelle fois les grand oubliés des mesures sociales primordiales afin de préserver leur avenir.

Les jeunes constituent d’ores et déjà un public des plus fragiles. En 2019, le taux de chômage des 18-25 ans avoisinait les 19%, soit près de 10 points de plus que la population générale. Concernés en priorité par les emplois précaires comme les CDD, les missions d’intérims, les métiers de l’ubérisation ces jeunes vont faire partie du public le plus impacté par la crise économique et sociale que nous avons commencé à vivre. Aujourd’hui, les politiques sociales peinent à protéger cette partie de la population et il est urgent d’y remédier. 

Jeunes avec une faible qualification ou sans qualification, jeunes diplômés, jeunes actifs précaires… La liste des différents profils est longue et la case “jeune” ne suffit pas, cependant un point commun existe : il est nécessaire de créer un filet de sécurité, financier et humain, pour ne laisser personne sur le bord de la route. Aujourd’hui, les jeunes de moins de 25 ans n’ont pas accès au RSA (Revenu de Solidarité Active). La Garantie Jeune, qui accompagne 100 000 jeunes NEETS (sans emploi, sans stage, sans formation) a fait ses preuves mais reste un dispositif et non un droit, est limitée dans le temps et ne concerne pas tous les profils de jeunes dans le besoin. 

C’est pour cela que la FAGE demande l’extension du droit au RSA aux jeunes de moins de 25 ans. Le RSA constitue aujourd’hui un filet de sécurité financier indispensable à ces jeunes. Notre pays se base depuis toujours sur la solidarité familiale censée protéger les jeunes jusqu’à 25 ans mais il est aujourd’hui indispensable de reconnaître les faiblesses du système : familles dans l’incapacité d’accompagner leurs enfants financièrement, ruptures familiales ... Mais aussi de permettre l’autonomie et l’émancipation. 

Par ailleurs, ce filet de sécurité financier doit être doublé d’un véritable accompagnement humain adapté aux différents profils et donc aux différents besoins. Accompagner vers l’emploi, vers un retour à la formation ou à un stage permettrait à chacun de trouver sa place dans la société. Ainsi, le modèle de la Garantie Jeune est la première pierre. Il faut cependant venir la décliner en fonction des différents profils (diplômés, NEETS, jeunes travailleurs précaires) et garantir le financement des acteurs de l’insertion et de l’accompagnement sur tout le territoire. 

La jeune génération ne veut pas être cette “génération sacrifiée”. La crise que nous traversons est sans précédent et les mesures pour protéger et accompagner la population doivent être du même ordre pour éviter le pire. 

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