Plan jeunesse : il est nécessaire d’aller encore plus loin sur la lutte contre la précarité !

16/07/2020

Ce mercredi 15 Juillet, lors de son discours de Politique Générale, le Premier Ministre a annoncé un plan pour la Jeunesse ainsi qu’une série de mesures ayant pour objectif de limiter les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes à la rentrée. 

Un premier pas vers l’accès à l’emploi des jeunes, mais un manque d’accompagnement 

Le premier impératif énoncé par Jean Castex est de favoriser l’embauche par la réduction du coût du travail pour les jeunes de moins de 25 ans. La suppression des charges ne doit pas venir favoriser le recours aux contrats précaires mais doit venir sécuriser le jeune avec des contrats stables. De plus, et de la même manière que lors des annonces sur l’apprentissage, les jeunes ayant obtenu un Master sont exclus de ces mesures : cela doit changer ! 

Afin de permettre à des jeunes ayant peu ou pas de qualifications de s’insérer sur le marché de l’emploi, le Premier Ministre a également annoncé la création la création de 300?000 contrats d’insertion ainsi que 100?000 contrats de volontariat en service civique. Si nous saluons le renforcement du budget du service civique, ces contrats de volontariats ne doivent pas être dénaturés en constituant une solution tampon entre la fin des études et l’emploi.

L’ensemble de ces mesures ne peuvent suffirepour permettre aux jeunes de trouver un premier emploi, d’autant que 71% de ces derniers estiment avoir besoin de bénéficier d’un accompagnement humain et financierselon une étude IPSOS commandée par la FAGE. Alors qu’en France, 20% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté, il est essentiel de créer un véritable droit à l’accompagnement via l’ouverture du RSA au moins de 25 ans, cumulé à un accompagnement humain performant. 

Une première victoire pour les étudiant.e.s les plus précaires, mais une mesure qui doit être élargit

En parallèle des annonces sur l’emploi, le troisième et dernier impératif énoncé est le soutien aux étudiant.e.s et notamment aux plus modestes en proposant une baisse du tarif des repas universitaires, passant de 3,30€ à 1€ pour les étudiants boursiers.

Cette baisse du ticket RU va dans le sens des revendications de la FAGE et du travail de nos équipes depuis plusieurs mois, qui alertent sur une explosion de la précarité étudiante depuis le début de la crise sanitaire.  

Nous saluons donc cette mesure qui va venir grandement soulager le budget des boursier.e.s, mais il est maintenant essentiel d’aller aider les non-boursier.e.s dans le besoin, sur le volet de la restauration notamment. De plus, l’urgence est plus profonde : il est temps de mettre en place une réforme du système de bourses afin de mieux protéger l’ensemble des étudiants en fonction de leurs besoins ! 

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