Parcoursup 2020 : un bilan catastrophique avec toujours plus de jeunes sans affectation.

15/09/2020

 Le nombre de jeunes souhaitant étudier augmente dans un contexte où les établissements manquent de place et de moyens pour les accueillir. L’anxiété des personnes sans affectation grandit.

Le manque criant de place dans les universités est toujoursune problématique pour laquelle aucune solution n’est apportée. À l’heure où la plateforme SOS-Parcoursup de la FAGE enregistre toujours plus de personnes sans affectations, ces sollicitations ne peuvent être entendues comme des cas isolés. 

Pourtant, le discours tenu par le ministère ne vient pas traduire cette réalité et tend même depuis quelque temps à se rendre de moins en moins précis, plus opaque, laissant place à une vision biaisée de la situation. Derrière l’expression “chaque bachelier•ère aura une place dans la formation de son choix” se trouve une toute autre réalité : plusieurs centaines de candidat•e•sen phase complémentaire sont insatisfaits des formations proposées et des propositions faites par leur Commission d’Accès à l’Enseignement Supérieur (CAES). 

Bien que la création de 30 000 places supplémentairesaitété annoncée, il y a à ce jour trop peu d’informations sur les filières et les territoires qui en bénéficieront. Rappelons que sur l’année 2018-2019, sur 21 239 places supplémentaires financées, 8 107 n’ont pas été honorées tandis que des jeunes se sont retrouvés sans formation. Le financement dédié à l’ouverture de ces places ne permet pas aux établissements de soutenir les coûts réels d’une année complète. 

Les 1600€ dotées aux universités par étudiant•e supplémentaire ne suffit pas à combler les besoins en termes de ressources humaines des universités dont le taux d’encadrement ne cesse de diminuer depuis 2013.

La FAGE appelle maintenant depuis plusieurs années à une augmentation du financement de l’enseignement supérieur à hauteur de 1 milliard d’euros par an pendant 10 ans afin de permettre aux universités d’absorber le nombre croissant d’étudiant•e•s entrant dans l’enseignement supérieur.

L’objectif ne doit pas seulement être de permettre à chaque jeune d’avoir une place à l’université, mais d’avoir une place dans la filière de son choix. C’est pour cela qu’il est urgent que le sous-financement des universités s’arrête et qu’enfin les moyens soient mis en place afin de permettre une réelle démocratisation de l’enseignement supérieur.

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