Pour une université inclusive : la généralisation de l'inscription sous le prénom d’usage

Depuis quelques années, le gouvernement incite les établissements d’enseignement supérieur à reconnaître l’utilisation des prénoms d’usage des personnes transgenres. Cependant, toutes les universités ne permettent pas aujourd’hui le changement de nom lors de l’inscription.

Bien que cela soit variable selon les civilisations, pendant longtemps l’être humain a structuré sa pensée sur un mode binaire, associant des rôles précis et non-échangeables aux hommes et aux femmes.

Cette conception, aujourd’hui fortement remise en question, ne prend pas en compte les personnes ne se reconnaissant pas dans le genre qui leur a été attribué à la naissance, et provoque un grand mal-être chez ces dernier.e.s. En effet, on attribue à l’individu son genre (femme ou homme) selon l’examen des caractéristiques physiques extérieures, et en particulier l’apparence externe des organes génitaux. Il peut dès lors arriver que le sexe attribué ne corresponde pas à l’identité de genre, c’est-à-dire à la façon dont une personne pense et ressent son genre.

Les parcours transidentitaires sont pluriels, certaines personnes choisiront de prendre des hormones pour développer des caractéristiques physiques en adéquation avec leur identité de genre, d’autres réaliseront des transitions sociales, juridiques en demandant un changement de nom et/ou un changement d’état civil. Mais ces parcours sont difficiles tant la méconnaissance des thématiques transidentitaire est grande dans le milieu scolaire, médicale, juridique ou dans la société tout simplement.

L’université, en tant qu’actrice de l’émancipation des jeunes, se doit de faciliter l’inclusion et de prendre en compte les personnes transgenres en leur autorisant une inscription sous leur prénom d’usage. En effet, au-delà des nombreuses discriminations dont peuvent être victimes les personnes transgenres, le fait de voir apparaître sur les diplômes, les adresses mails, la carte étudiante, et bien d’autres document, un prénom civil en inadéquation avec le genre vécu, est une réelle violence psychologique et émotionnelle. 

La FAGE doit assurer son rôle de défense des étudiant.e.s et porter dans les conseils universitaires la reconnaissance des identités de tout un chacun, de promouvoir la sensibilisation des enseignant.e.s, du personnel et des étudiant.e.s, ainsi que de faciliter l’insertion de toutes et tous dans le monde professionnel en communiquant les avancées universitaires auprès de différents partenaires sociaux. 

Pour cela, les élu.e.s doivent être force de proposition au sujet l’identité que l’on déclare lors de l’inscription administrative dans les établissements, mais également contribuer à la sensibilisation des équipes des centres de santé, des équipes pédagogiques, etc.

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