Une rentrée bousculée par la crise sanitaire

Hausse des coûts, isolement, décrochage : depuis la rentrée, les jeunes doivent surmonter de nombreuses difficultés. La FAGE appelle à un meilleur accompagnement psychologique et pédagogique des étudiant.e.s.

Les impacts de la crise sanitaire

Les étudiant.e.s rencontrent une hausse des frais de rentrée, notamment due à la nécessité d’acheter des masques, du gel hydroalcoolique ainsi que du matériel numérique pour suivre les cours en ligne. D’après le dernier indicateur du coût de la rentrée de la FAGE, les étudiant.e.s ont dépensé 2361€ soit une augmentation de 3,21% par rapport à l’année passée.

Plusieurs universités, grâce à l’implication des élu.e.s étudiant.e.s ont mis en place des distributions de masques à destination de la communauté étudiante. Toutefois, nous pouvons regretter que ces dispositifs n’aient pas été mis en place d’office dans l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur.  

Dans l’enquête de la FAGE commandée à l’institut de sondage IPSOS, parue en juillet dernier, 74% des jeunes déclaraient avoir rencontré des difficultés financières pendant la crise sanitaire. 

Avec le manque de jobs étudiants, que ce soit durant la période estivale ou au cours de l’année, les difficultés financières des étudiant.e.s ne vont pas en s’arrangeant. 

D’autant plus, les dernières annonces de la part du gouvernement vis-à-vis de l’aide exceptionnelle pour les jeunes allocataires des APL ou boursièr.e.s ne laissent pas entendre une ambition de résorber les problématiques financières et sociales des jeunes sur le long terme, mais sont davantage être des mesures de court-terme, entraînant ainsi davantage d’incertitudes quant à l’avenir.

Pour un meilleur soutien psychologique et pédagogique

Habituellement, les cours en présentiel permettent de maintenir le lien social mais actuellement de nombreux étudiant.e.s sont isolé.e.s comme leurs cours se tiennent à distance. De plus, la vie étudiante, nécessaire pour la cohésion entre les jeunes est fragilisée par la difficulté de maintenir les activités associatives. Cet isolement peut affecter la santé mentale, il est donc important que les centres de santé universitaires (CSU) et les bureaux d’aide psychologiques universitaires (BAPU) développent leurs services pour répondre aux besoins des étudiant.e.s avec l’aide des équipes d’élu.e.s.

La réussite universitaire est également impactée avec les cours à distance qui entraînent plus de décrochage scolaire. Le développement d’accompagnement humain comme le tutorat ou le mentorat peut aider les étudiants à pallier leurs difficultés ou leur perte de motivation.

Les élu.e.s étudiant.e.s et les associations ont donc un rôle central dans la gestion de la crise sanitaire au sein des universités.

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