Enquête Précarité Menstruelle chez les étudiant.e.s : ta voix compte !

La précarité menstruelle chez les jeunes est un phénomène de plus en plus reconnu, mais qui reste peu étudié en France. Face à l’absence criante de chiffres sur ce sujet, la FAGE, l’AFEP et l’ANESF s’associent donc pour lancer une enquête sur la précarité menstruelle au sein de la population étudiante. Son but : récolter des données sur l’ampleur du phénomène et de trouver des solutions pour lutter efficacement contre cette forme de précarité.

La précarité menstruelle- difficulté pour les personnes réglées de s’acheter des protections périodiques par manque de moyens financiers, les empêchant de vivre leurs règles dignement - est une problématique de société encore peu investie. 

Cette précarité peut provoquer de graves troubles physiques et psychologiques. Ce sont 1 700 000 personnes en France qui en sont victimes et manquent de produits d’hygiène intime (source : Etude IFOP pour Dons solidaires, 2019). De plus en plus d’étudiant.e.s sont touchées : une récente enquête IPSOS commandée par la FAGE a montré que plus de 30% des étudiantes ont eu des difficultés à s’acheter des protections périodiques pendant le premier confinement.

De plus en plus, les associations et fédérations étudiantes de la FAGE apportent une réponse concrète aux étudiant.e.s impacté.e.s via des distributions de protections menstruelles, des partenariats avec des entreprises traitant du sujet, mais aussi des collaborations avec des associations comme Règles Elémentaires.

Pourtant, avoir accès à des données plus précises sur la précarité menstruelle et le public touché devient aujourd’hui nécessaire afin d’apporter une aide plus adaptée, mais aussi pour impliquer d’autres acteurs publics dans la lutte contre cette forme de précarité.

Ainsi l’ANESF, la FAGE et l’AFEP ont lancé une enquête précarité menstruelle, destinée à tou.te.s les jeunes.

Ouverte jusqu’au 5 décembre prochain, l’enquête tente de définir entre autres quelles sont les dépenses le plus souvent effectuées, le type de protection utilisée le plus souvent, si certaines protections ne sont pas achetées par manque de moyens, si le remboursement par les mutuelles est connu, qui finance cette dépense, etc.

L’objectif : cibler les problèmes et trouver des solutions pour que les étudiant.e.s de l’enseignement supérieur puissent avoir accès à ces biens de première nécessité sans devoir faire de choix entre ces produits et d’autres tout aussi nécessaires, mais aussi puissent se procurer des protections menstruelles qui leur correspondent et qui ne mettent pas leur santé en danger.

Ce ne sont pas seulement aux fédérations étudiantes d’agir contre la précarité de manière générale et la précarité menstruelle plus spécifiquement.? Des mesures à l’échelle nationale doivent être prises pour mettre en place des solutions pour que les étudiant.e.s menstrué.e.s puissent vivre leurs règles convenablement. Les mutuelles étudiantes ce sont saisies du sujet pour certaines, mais la complexité administrative et le peu de communication lisible ou accessible par les jeunes ne rendent pas ce système efficace. De plus elles proposent un remboursement à hauteur de 25€, insuffisant pour avoir assez de protections pour une année. A l’international, l’Ecosse montre l’exemple depuis 2018 en fournissant gratuitement les protections menstruelles aux étudiant.e.s dans le besoin.

Cette enquête unique et sans précédent permettra aux fédérations étudiantes de recueillir des chiffres significatifs, et ainsi de pouvoir agir contre la précarité menstruelle. Plus de 3320 personnes ont répondu à l’enquête à ce jour. Nous en espérons 6000, aidez-nous à atteindre notre objectif ! Nous comptons sur vous. La FAGE portera ensuite ses revendications auprès des instances et continuera de valoriser le travail de terrain.

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