Des services aux étudiant.e.s pour pallier les conséquences de la crise

Selon l’enquête de l’OVE (Observatoire de la Vie Etudiante) de septembre 2020, 24% des jeunes ont jugé leur alimentation insatisfaisante pendant le confinement, particulièrement les étudiant.e.s seul.e.s. Ce constat, issu de la vague de Covid-19 au printemps dernier, témoigne de la nécessité de répondre efficacement aux besoins fondamentaux des jeunes.

De surcroît, 46% des étudiant.e.s en difficulté financière présentent des signes de détresse psychologique. Dès lors, il paraît évident d’accentuer les dispositifs répondant aux manques de lien social à nouveau mis à mal lors du reconfinement de novembre.

Afin de subvenir au mieux aux besoins criants exprimés par les jeunes, le réseau de la FAGE a su se mobiliser à nouveau. Les AGORAé, épiceries sociales et solidaires tenues par les fédérations de la FAGE, ont maintenu leur ouverture tout au long de ce second confinement, dans le strict respect du protocole sanitaire. De plus, dans la volonté de répondre à l’accroissement des inégalités chez les plus vulnérables, un dispositif de distributions de paniers de première nécessité a également vu le jour sur l’ensemble du territoire français (Outre-Mer inclus)

Ces distributions ont, hélas, mis en exergue les conséquences directes de la crise sanitaire chez les jeunes. En effet, le nombre de bénéficiaires au sein des AGORAé croît drastiquement. En 9 ans de développement et d’essaimage du projet, les demandes d’attributions ont doublé ces derniers mois. Ce record, historique, met en lumière une précarité sous-jacente, latente face à laquelle les pouvoirs publics se doivent de répondre.

Si l’aide alimentaire est une première réponse aux besoins primaires des étudiant.e.s, une réponse efficiente à l’isolement social et la détresse psychologique demeure urgente. 64% des jeunes ont témoigné avoir ressenti le besoin d’être écoutés durant le premier confinement. Le renforcement des Services de Santé Universitaires et des différents services sociaux est nécessaire afin que les étudiant.e.s ne subissent pas cet isolement. En complémentarité de ces dispositifs, la FAGE a du développer des lignes d’écoutes ainsi que des actions temporaires de maintien du lien social. L’engagement des associations offre un service de proximité aux jeunes, de jour comme de nuit, pour répondre à la détresse psychologique et aux idées noires que 23% des jeunes vivent au quotidien. Malheureusement, combien de jeunes tomberont de plus en plus dans la précarité lors de ce second confinement, ponctué d’annonces incertaines ?

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