Réseau des œuvres en perdition : les étudiant.e.s disent non !

29/11/2022

Ce mardi 29 novembre 2022 se déroulait le Conseil d’Administration budgétaire du Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires, l’occasion d’acter la répartition des fonds entre les différents CROUS et de constater les efforts de l’État pour les actions sociales et la vie étudiante. 

Ce mardi 29 novembre 2022 se déroulait le Conseil d’Administration budgétaire du Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires, l’occasion d’acter la répartition des fonds entre les différents CROUS et de constater les efforts de l’État pour les actions sociales et la vie étudiante.

Malgré de nombreuses mesures proposées, comme l’augmentation de 40 assistants et assistantes sociales, le compte n’y est pas : la précarité étudiante n’a pas disparue ni même régressée, les dépenses de rentrée et annuelles des étudiant.e.s poursuivent leurs flambées et la tension du parc locatif frappe fortement la communauté étudiante, impactant leur porte-monnaie comme jamais auparavant.

Ainsi, l’ensemble des représentant.e.s étudiant.e.s ont rejeté le projet de budget initial 2023 du CNOUS, jugé trop à la marge des problématiques concrètes des étudiant.e.s. 

Le réseau des œuvres est un bijou que l’État ne s’emploie plus à polire : à l’heure où l’action publique des CROUS est questionnée, il est important d’identifier les vraies failles qui le contraigne à défaillir. Les efforts quotidiens de l’ensemble des services et équipes des CROUS et du CNOUS sont salutaires pour les étudiant.e.s, mais encore faudrait-il qu’elles soient financées à leur juste valeur.

En effet, ce sont depuis des années de trop maigres enveloppes qui sont attribuées pour compenser le poids de l’inflation sur ses actions. Il n’est pas envisageable que le réseau des œuvres puisse raisonnablement développer ses actions pour l’ensemble des étudiant.e.s alors qu’on ne lui donne pas les moyens suffisants pour cela !

Par exemple, la revalorisation des bourses de 4% reste insuffisante dès lors que cette revalorisation ne couvre même pas les effets de l’inflation sur les finances des étudiant.e.s boursier.e.s. Cela aurait été bienvenu alors même que l’hiver s’annonce rude pour une grande partie de la communauté étudiante, le prix de l’énergie subissant une vraie flambée et renforçant ainsi la précarité structurelle des étudiant.e.s déjà fragilisé.e.s.

Le réseau des œuvres est et doit rester l’acteur principal de la vie étudiante. Il est le seul à pouvoir couvrir l’ensemble des besoins et répondre aux multiples situations des étudiant.e.s. Il est impératif que l’État réalise une réelle bifurcation afin que ce bien commun soit conservé et considéré à la hauteur de son importance pour l'ensemble des étudiant.e.s de France.

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