+465% : les frais d’inscription à CentraleSupélec explosent pendant le quinquennat

15/03/17

465% : C’est l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants de CentraleSupélec entre ceux qui ont commencé leurs études dans l'École Centrale des Arts et Manufactures en 2014-2015 (620€) et ceux qui débuteront en 2017-2018 (3 500€).

A la veille des élections présidentielles, le gouvernement fait le choix d’augmenter une nouvelle fois les frais d’inscriptions dans cette école d’ingénieurs en les fixant à 3 500€ par an.

Dans le même temps, la Conférence des Directeurs des Écoles Françaises d’Ingénieurs - la CDEFI - interpellait les candidats à l’élection présidentielle en rappelant l’importance d’augmenter de 50% le nombre d’ingénieur-e-s diplômé-e-s à l’horizon 2022 et de renforcer les dispositifs permettant une ouverture sociale.

Les déterminismes sont déjà très marqués pour l’entrée dans les formations en ingénierie. Les défauts du système d’orientation ne permettent pas, à réussite égale, une aussi bonne orientation des étudiants quel que soit leur capital culturel. En doublant la barrière sociale d’une muraille financière, ces études seront pleinement inaccessibles pour un nombre croissant d’étudiants, déjà amenés à faire face à un coût de la vie conséquent.

En outre, cette augmentation des frais d’inscription à CentraleSupelec constitue un véritable cheval de Troie à double titre pour les autres formations de l’enseignement supérieur. C’est consacrer l’augmentation des frais d’inscription comme seule réponse aux difficultés financières des établissements d’enseignement supérieur, défaussant l’établissement de ses responsabilités en matière de réorganisation et l’état de ses responsabilités en matière de financement de l’enseignement supérieur. C’est donc également reconnaître que cette réponse peut être employée dans d’autres formations de l’enseignement supérieur.

La FAGE appelle au lancement d’un Pacte pour l'Éducation permettant à l’ensemble de la société de se retrouver dans l’organisation de notre système d’enseignement supérieur et de pouvoir y contribuer de manière juste et sans avoir à commencer son entrée dans la vie active avec un emprunt dans une période d’incertitude économique et d’augmentation du coût de la vie. La logique d’emprunt étant injuste dans la mesure où les compétences développées au cours de l’enseignement supérieur sont employables tout au long de la vie et que la contribution individuelle doit se faire en exerçant la solidarité nationale.

Les études en ingénierie ne sauraient être les grandes exclues des formations de l’enseignement supérieur, où les frais d’inscription sont consacrés en variable d’ajustement du budget. La FAGE, première organisation étudiante, ne saurait tolérer qu’un gouvernement remette ainsi en question le Contrat Social en développant de nouvelles barrières à une démocratisation de l’accès et de la réussite dans l’enseignement supérieur.

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