PluriPASS, le futur des études de santé ?

26/11/14

Le 14 Novembre, à Angers, a été officiellement lancé PluriPass, l’expérimentation de l’université d’Angers visant à réformer l’entrée dans les études de santé. En effet, la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche du 22 Juillet 2013 prévoit la mise en route d’expérimentations quant à l’entrée dans les études de santé, aujourd’hui assurée par la PACES, la première année commune aux études de santé. La FAGE était présente à ce lancement en grandes pompes.

Le principe de PluriPASS est multiple. Tout d’abord, il s’agit de décloisonner les études de santé en les intégrant d’avantage aux autres filières, ingénieurs ou de type LMD (licence – master – doctorat), en proposant en première année des enseignements divers, axés sur la santé, les sciences de l’ingénieur et les sciences humaines. PluriPASS propose ainsi une refonte générale du programme des premiers semestres afin de mieux s’adapter aux profils des étudiants.

PluriPASS réforme également la méthode de validation pédagogique telle qu’elle est réalisée en PACES actuellement. Les étudiants seront dorénavant évalués en contrôle continu afin d’atténuer la concurrence existant entre étudiants avec le concours.

Enfin, PluriPASS permet aux étudiants n’ayant pas réussi le parcours « santé » de poursuivre leurs études dans une autre filière, soit en école d’ingénieur, soit dans une formation de type LMD dispensée par l’université. Ce mécanisme, s’il n’est pas nouveau, est tout de même innovant dans le sens où les années validées dans le cadre de PluriPASS seront créditées et feront l’objet d’une reconnaissance sous forme de crédits ECTS valorisables, ce qui n’est pas le cas dans les études de santé actuelles.

Ce projet est sans en douter le plus novateur des différents projets d’expérimentations PACES. Les autres étant en effet plus classiques, comme la mise en place de passerelles entrantes depuis d’autres filières que les filières de santé.

Cependant, il s’agit d’être vigilant ! Cette expérimentation comporte tout de même des points noirs, comme la priorisation des bacheliers S et des bacheliers à mention Bien et Très bien, ce qui limite l’apparition de profils diversifiés. C’était pourtant l’objectif de la loi en la matière…

L’information auprès des lycéens est à ce titre indispensable afin qu’ils s’adaptent pour le mieux à cette nouvelle architecture des études de santé à Angers.

Aussi, l’accent devra être mis de la part de la FAGE et du Ministère sur l’évaluation de ces dispositifs, afin d’en apprécier les bons et mauvais éléments. Ces expérimentations doivent en effet servir à moyen terme d’appuis pour une réforme plus générale du système de formation en santé, afin d’en finir avec ce gâchis humain qu’est la PACES. Une évaluation poussée permettra d’avoir l’ensemble des éléments pour pouvoir faire de la réforme une réussite. La FAGE demande bien évidemment à ce que les étudiants aient le droit de siéger dans ces comités d’évaluation, afin d’avoir une voix dans ce processus important !

Cette réforme plus globale devra prendre en compte les aspirations des étudiants. Les expérimentations PACES actuelles ont le mérite de proposer des alternatives. La FAGE s’investira donc dans le suivi de ces expérimentations afin d’en assurer un audit interne, et de proposer, à terme, une proposition de réforme ambitieuse et durable !

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